Après 6 longs mois d’attente, c’est enfin le début d’une nouvelle saison pour la Série IndyCar, la 31ᵉ sous sa forme actuelle. Après avoir vu la popularité de la discipline en forte baisse suite à la séparation entre l’IndyCar et le Champcar au milieu des années 1990, les monoplaces de la série IndyCar ont de nouveau la cote aux États-Unis, 18 ans après la réunification des deux séries.
Le Grand Prix de St. Petersburg qui sera disputé ce dimanche 1ᵉʳ mars sur le circuit urbain de 1,8 mille parcourant l’aéroport municipal et les rues de cette ville côtière vibrante de Floride, marque enfin le début de la saison 2026. Au programme, 18 courses en 17 fins de semaine, dont un programme double prévu sur l’ovale de Milwaukee à la fin de l’été et un seul arrêt à l’extérieur des États-Unis, soit au Canada avec le nouvel événement prévu mi-août à Markham, en banlieue de Toronto.
Après plusieurs années de télédiffusion principalement sur les chaînes câblées sportives, la série IndyCar voit depuis la saison 2025 toutes ses courses diffusées sur le réseau principal Fox, rivalisant ainsi avec les autres sports majeurs aux États-Unis. Pour cette raison, la saison d’IndyCar doit se terminer avant le début des activités dans la NFL, véritable religion télévisuelle au pays de l’Oncle Sam. La popularité croissante de la discipline a même poussé le président américain à signer un décret pour l’organisation d’une course supplémentaire cette année dans les rues de Washington à 6 mois d’avis, tel que souligné dans un récent article de Pole-Position.
Le calendrier effréné de 18 courses en 6 mois se veut tout de même équilibré avec 6 manches sur des circuits routiers permanents, 6 événements disputés sur des circuits urbains et 6 courses sur ovales, dont les célèbres 500 milles d’Indianapolis le dimanche 24 mai. Les grilles de départ sont limitées à 27 voitures pour toutes les courses, sauf pour l'Indy 500 où 33 bolides sont admis. Depuis 3 ans, la grille affichait complet, mais l’aventure américaine de la célèbre équipe européenne Prema Racing, multivictorieuse en F2, F3, F1 Academy et en Endurance, tourne au vinaigre après seulement un an en IndyCar. Officiellement toujours en vie et à la recherche d’investisseurs, l’équipe soutient vouloir être présente avec ses 2 voitures à partir du 5ᵉ rendez-vous au calendrier, soit le Grand Prix de Long Beach en avril. Ce sont donc 25 voitures réparties dans 10 écuries (5 équipées de moteurs Honda alors que l’autre moitié fait confiance à la motorisation Chevrolet) qui seront au départ à St. Petersburg ce dimanche.
Avec le départ de Colton Herta, une des vedettes de la série, pour le programme de F1 Cadillac en tant que pilote essayeur et pilote de F2 pour amasser les points nécessaires à l’obtention de la super-licence FIA, le jeu de chaise musicale a été assez actif durant la saison morte. Le siège de la numéro 26 laissé vacant chez Andretti Autosport par Herta a été récupéré par une autre vedette de la série, l’Australien Will Power, qui quitte à la fois la prestigieuse équipe Penske mais aussi la motorisation Chevrolet pour retrouver une monoplace à moteur Honda. Le siège de l’ancienne voiture de Power, la numéro 12 du Team Penske, a été confiée au jeune pilote américain David Malukas, âgé de 25 ans, qui doit saisir l’opportunité qui lui est offerte.
Un autre jeune pilote et ancienne vedette en devenir de la F1 fait son entrée en IndyCar cette année. Âgé de 26 ans, Mick Schumacher, ancien pilote Haas F1 et fils du septuple champion du monde Michael Schumacher, quitte l’endurance pour revenir aux monoplaces. Plusieurs défis attendent le pilote allemand qui devra notamment découvrir les courses sur ovale. Ce dernier prend le siège chez Rahal Letterman Lanigan Racing qui était occupé par le seul pilote canadien régulier de la série, Devlin DeFrancesco. Le Torontois se retrouve donc sur la touche pour 2026 et malheureusement aucun pilote régulier ne représentera le Canada dans la série pourtant riche d’une longue tradition canadienne avec les Villeneuve, Carpentier, Tagliani, Tracy, Moore ou encore Hinchcliffe qui ont tous marqué à leur façon l’histoire des séries monoplaces américaines.
Parmi les autres changements d’importance, notons le retour de l’ancien pilote de F1, le Français Romain Grosjean qui sera épaulé chez Dale Coyne Racing par la recrue Dennis Hauger, ancien membre du Red Bull Junior Team de 2018 à 2023 et champion 2025 de la série Indy NXT (Indy Lights). Le jeune pilote norvégien sera épaulé par un ingénieur de course d’expérience en Michael Cannon, Montréalais d’origine qui a déjà occupé le même rôle chez Forsythe Racing, entre autres, avec un certain Patrick Carpentier.
Ce sont donc 25 bolides qui s’engouffreront dans le virage 1, au bout de la piste d’atterrissage de l’aéroport municipal de St. Petersburg sur le coup de midi ce dimanche 1ᵉʳ mars, et bien malin celui qui peut prédire qui repartira de la Floride avec les honneurs ! Pour tous les détails sur cet événement inaugural de la saison 2026, cliquez ici.
L’Indycar sort enfin de l’hibernation ce dimanche : Le Grand Prix de St. Petersburg lance la saison 2026 !
Mercredi 25 février 2026 par Tom LabrecqueCrédit photo: Penske Entertainment







