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Christian Horner tenté de revenir en F1... avec la marque chinoise BYD ?

Christian Horner tenté de revenir en F1... avec la marque chinoise BYD ?

Mardi 2 juin 2026 par Marc Cantin
Crédit photo: Galeron

Crédit photo: Galeron

Ces dernières semaines, le géant chinois BYD a fait parler de lui en étant vu en grandes discussions avec d’autres fabricants sur le marché européen et avec les bonzes de la Formule 1. Christian Horner, le fondateur maintenant déchu de l’équipe Red Bull Racing, semble être l’une des personnes qui pourrait au projet de BYD de débarquer en F1. Rappelons que Horner a terminé sa période d’inactivité (dite "jardinage") imposée par son contrat de départ avec Red Bull, survenu au début de l’été 2025, et, après un gros chèque de départ, il peut maintenant relancer ses activités en F1 de quelque façon que ce soit.

On sait que le dirigeant d’équipe et ex-pilote de 52 ans a été en contact avec plusieurs écuries actuelles et potentielles ces derniers temps, ainsi qu'avec des investisseurs, au sujet de la suite de sa carrière, qu’il souhaite toujours dans le monde de la F1. Par ailleurs, Horner accompagnait cette année le directeur de BYD responsable pour l’Europe au Festival de Cannes, le mois dernier, lors de plusieurs opérations de relations publiques de la grande maison, aidée donc par Horner et ses connaissances de ce que l’on pourrait appeler le quatuor FIA-F1-Finances et Propriétaires d’équipes. Il n’en fallait pas plus pour relancer la machine à rumeurs autour du retour de Christian Horner en Formule 1 !

Quoi qu'il en soit, l'option de commandite en partenariat avec une écurie existante serait facilement réalisable par BYD. Mais si le contrôle total est important, comme il le serait certainement pour une maison de la taille de BYD et qui demeure la volonté affichée de Horner, alors toutes les voies mènent au rachat d'une écurie existante ou à la création d'une douzième écurie. Des voies qui risquent toutefois d'être semées d'embûches.

Personne ne veut vendre... pour l'instant

Au cours des derniers mois, plusieurs fonds d'investissement et un grand groupe automobile auraient approché des écuries avec des offres de rachat dépassant les deux milliards de dollars. Sans suite. Aucun propriétaire d’écurie de F1 n'est disposé à vendre, même à des montants faramineux, aujourd’hui. Ces proprios, qu’ils soient constructeurs automobiles ou écuries privées comme Haas ou Williams, croient que la valeur des structures de F1 va encore grimper dans les années à venir. Par conséquent, personne ne veut prendre le risque de se réveiller avec un manque à gagner d’un milliard de dollars pour avoir perdu patience avant le moment stratégiquement idéal pour conclure une vente.

Racheter une équipe existante serait tout de même la voie la plus facile pour BYD d’accéder à la F1 avec un "kit’ complet", à l’image de ce qu’a fait Audi avec Sauber : une indemnité anti-dilution exorbitante, une infrastructure et équipes techniques maison, des partenaires spécialisés déjà en place, bref une équipe déjà fonctionnelle au lieu de devoir partir presque à zéro comme le fait Cadillac, arrivée en F1 cette saison.

BYD dispose certainement des ressources nécessaires pour faire face à de tels frais et s'associer à un constructeur existant pour le soutien technique initial, mais, selon des sources dans le paddock de Montréal, le moment ne semble pas encore opportun pour que les 11 équipes de F1 actuelles acceptent une nouvelle écurie, même si la F1 dispose du cadre réglementaire permettant d'accueillir jusqu'à douze écuries.

Le week-end de Monaco pourrait apporter de nouveaux indices sur la direction que va prendre le projet BYD/Horner, autres en tout cas que présenter des spéculations soigneusement orchestrées qui ont déjà généré beaucoup de publicité pour toutes les parties concernées.

Il y a quelques mois, Christian Horner s’était montré intéressé à acheter des parts de l’écurie Alpine. Mercedes, fournisseur moteur de l’équipe anglo-française, et son dirigeant historique Toto Wolff s’y étaient apparemment opposés. En se liant à BYD, Horner sait que la F1 suscite l'intérêt des industries et du vaste marché chinois. Un marché qui, en retour, serait également très profitable pour la F1, la FIA, les équipes et commanditaires actuels de la discipline. Pour les manufacturiers déjà en F1, une plus grande ouverture au marché chinois, autre que la simple présence d’un Grand Prix de Chine au calendrier, serait aussi une opportunité à exploiter au maximum.