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IMSA : Le retour des GTP au Canadian Tire Motorsport Park fait rêver les pilotes... mais ce ne sera pas pour tout de suite !

IMSA : Le retour des GTP au Canadian Tire Motorsport Park fait rêver les pilotes... mais ce ne sera pas pour tout de suite !

Mardi 21 juillet 2026 par André Cahuzac
Crédit photo: Jake Galstad / Lumen Digital Agency

Crédit photo: Jake Galstad / Lumen Digital Agency

Pour la troisième année consécutive, les prototypes GTP étaient absents du Grand Prix Chevrolet disputé le 12 juillet dernier au Canadian Tire Motorsport Park (CTMP). Une absence désormais bien installée au calendrier IMSA, mais qui continue d'alimenter les discussions dans le paddock. Plusieurs pilotes ne cachent d'ailleurs pas leur envie de voir un jour la catégorie reine du championnat WeatherTech SportsCar retrouver le mythique circuit canadien, bien que l’on sache déjà que ce ne sera pas en 2027, l’IMSA ayant d’ores et déjà publié le calendrier de la prochaine saison et le tracé canadien accueillera de nouveau les LMP2, GTD Pro et GTD uniquement.

Pourtant, le Canadian Tire Motorsport Park, encore souvent appelé Mosport par les amateurs de sport automobile, demeure l'un des circuits les plus appréciés des pilotes en Amérique du Nord. Son tracé rapide, vallonné et particulièrement exigeant a forgé sa réputation depuis plusieurs décennies. Pour beaucoup, il constitue même l'un des derniers grands circuits "old-school" encore présents au calendrier international.

Si le Championnat du monde d’Endurance (Groupe C) y faisait régulièrement escale dans les années 1980, puis l’American Le Mans au début du 21ᵉ siècle, la catégorie GTP des prototypes de l’IMSA n'y est apparue qu'une seule fois, en 2023, avant de disparaître du programme dès la saison suivante. Depuis, ce sont les prototypes LMP2 qui occupent le devant de la scène lors de l'unique rendez-vous canadien du championnat vedette de l’Endurance nord-américaine.

Parmi ceux qui espèrent un retour des Hypercar américaines à Mosport figure le Canadien Roman De Angelis. Pilote régulier de l'Aston Martin Valkyrie en catégorie GTP cette saison, il participait au Grand Prix Chevrolet en GTD, en remplacement de Tom Gamble au sein de l’écurie officielle The Heart of Racing Team sur une Vantage GT3. « Ce serait tellement spécial de pouvoir courir ici avec ces prototypes » a déclaré De Angelis. « Ce serait probablement l'un des circuits les plus fous au monde pour organiser une course avec des GTP. Je pense que la plupart des pilotes seraient d'accord pour dire que ce serait fantastique » ajoute le jeune ontarien, qui dispute aussi un programme partiel en Championnat du monde (WEC), toujours avec une Valkyrie, cette année.

Le pilote ontarien connaît particulièrement bien le circuit canadien, mais n'a encore jamais eu l'occasion d'y piloter l'Aston Martin Valkyrie à moteur V12 atmosphérique (photo ci-dessus, à Watkins Glen), l'une des voitures les plus spectaculaires actuellement engagées en endurance. Selon lui, la combinaison entre les performances des prototypes GTP et les caractéristiques du CTMP offrirait un spectacle exceptionnel tant pour les pilotes que pour les spectateurs. « Les virages sont très rapides et très longs. Même avec les LMP2, on voit déjà à quel point leur vitesse de passage en courbe est impressionnante comparativement aux GT. Imaginez maintenant ce que cela donnerait avec des GTP capables d'atteindre des vitesses encore plus élevées » poursuit-il.

De Angelis estime également que le public canadien réserverait un accueil enthousiaste au retour des prototypes les plus rapides du championnat. « Je pense que les fans canadiens seraient ravis d'accueillir les GTP ici » ajoute-t-il.

Si l'IMSA n'a donné aucune indication concernant un éventuel retour des GTP au Canadian Tire Motorsport Park au-delà de 2027, plusieurs facteurs sportifs et logistiques entrent évidemment en ligne de compte dans l'élaboration du calendrier annuel du championnat. La longueur du circuit (moins de 4 km) est aussi un facteur pris en compte, d’autant que les LMP2 tournent déjà en à peine plus d’une minute (chrono de 1’07’’904 pour Jeremy Clarke, auteur de la pole position lors de l’édition 2026) et que les GTP sont habituellement 4 à 5 secondes au tour plus rapides.

Le Grand Prix Chevrolet demeure aujourd'hui la seule épreuve de la saison où la catégorie LMP2 peut prétendre à une victoire au classement général, un élément que l'IMSA semble vouloir préserver depuis maintenant trois saisons et au moins dans un futur proche.

Reste que l'idée de voir un jour l'Aston Martin Valkyrie, les Cadillac V-Series.R, Porsche 963, Acura ARX-06 et BMW M Hybrid V8 affronter les célèbres courbes rapides de Mosport continue de faire rêver bien des passionnés. Et manifestement, les pilotes eux-mêmes ne demanderaient pas mieux que de participer au spectacle.