Le Lone Star Le Mans, la course de 6 heures du Championnat du monde d’Endurance (WEC) présentée ce dimanche à Austin, a réservé son verdict jusqu'aux dernières minutes. Alors que Toyota semblait tenir sa première victoire au Circuit of the Americas, un problème hydraulique survenu à seulement douze minutes de l'arrivée a anéanti les efforts de Nyck de Vries. Ferrari en a profité pour remporter ces 6 Heures d'Austin avec Antonio Fuoco, Miguel Molina et Nicklas Nielsen, tandis que le seul Québécois inscrit, Zach Robichon, s'est imposé en GT3 avec l’une des Aston Martin Vantage de l’équipe Heart of Racing.
La Ferrari 499P N°51 d'Antonio Giovinazzi avait pourtant pris les commandes depuis la pole position après un départ retardé par une averse. Les deux Ferrari ont ensuite alterné en tête au gré des stratégies jusqu'à ce qu'un problème au démarrage lors de la prise de volant de James Calado coûte une trentaine de secondes à la N°51 et l'écarte de la lutte pour la victoire.
Les neutralisations ont ensuite rebattu les cartes. Après une voiture de sécurité virtuelle à mi-course, Earl Bamber se retrouvait en tête avec la Cadillac N°38, mais Nyck de Vries entamait alors une spectaculaire remontée. Le pilote Toyota dépassait successivement l'Aston Martin de Tom Gamble, l'Alpine d'Antonio Félix da Costa puis la Cadillac de Bamber grâce à deux attaques particulièrement incisives au premier virage.
Puis, une nouvelle neutralisation, provoquée par l'immobilisation de la Lexus N°78, regroupait encore le peloton pour transformer les 45 dernières minutes en sprint. De Vries reprenait immédiatement le large et semblait avoir définitivement réglé la question. Derrière lui, Nicklas Nielsen profitait du trafic pour arracher la deuxième place à Charles Milesi à moins d'une demi-heure de l'arrivée.
Cette deuxième place allait devenir une victoire inespérée. À douze minutes du drapeau à damier, la Toyota N°7 était victime d'un problème hydraulique. Nielsen récupérait les commandes et conduisait la Ferrari N°50 vers sa première victoire de la saison, avec 4,471 secondes d'avance sur la Cadillac N°38 de Jack Aitken, Earl Bamber et Sébastien Bourdais.
L'Alpine N°35 de Milesi, da Costa et Ferdinand Habsburg termine troisième après une pénalité de cinq secondes, offrant néanmoins à la marque française son premier podium de la saison.
En GT3, le week-end a pris une saveur particulière pour le public canadien. Quelques jours auparavant, Zach Robichon estimait que son équipage avait trop souvent été du « mauvais côté » de la réussite cette saison. Austin lui a donné une éclatante revanche.
Partie de la première ligne, l'Aston Martin Vantage GT3 Evo N°27 partagée par Robichon, Ian James et Mattia Drudi a d'abord dû résister à l'offensive des Ford Mustang de Proton Competition. Celles-ci se sont ensuite éliminées de la lutte par des pénalités et incidents.
La Porsche Manthey N°91 a pris le relais en tête avant d'écoper à son tour d'une pénalité de cinq secondes. Puis la Mercedes-AMG N°61 Iron Lynx s'est invitée dans la bataille, avant que trois sanctions ne ruinent ses espoirs.
La Vantage Heart of Racing récupérait alors les commandes et Mattia Drudi se montrait intraitable durant les deux dernières heures. L'Aston Martin N°27 s'impose devant la Porsche N°91, tandis que la seconde Aston Martin complète le podium.
Pour Robichon et Heart of Racing, c'est une première victoire en WEC depuis deux ans. Et surtout la confirmation d'une conviction exprimée avant la course par Zach : « Si la course se déroule sans incident, je pense que tout est possible. » À Austin, elle s'est enfin déroulée dans leur sens. Pour le classement complet, cliquez ici.
WEC à Austin : Ferrari arrache la victoire au général et Zach Robichon triomphe en GT3
Dimanche 6 septembre 2026 par André CahuzacCrédit photo: Anthony Roccasalva






