Kimi Antonelli a transformé sa pole position en une neuvième victoire cette saison au Grand Prix des États-Unis, disputé dimanche sur le Circuit des Amériques (COTA), à Austin. Le pilote Mercedes a imposé son rythme tout en préservant ses pneus pour compléter les 56 tours avec un seul arrêt aux puits. Charles Leclerc (Ferrari) et Max Verstappen (Red Bull) ont complété le podium, à respectivement 13 et 17 secondes du vainqueur.
Inauguré en 2012 dans les environs d’Austin, le circuit texan propose un tracé de 5,535 km comprenant 20 virages. Sa surface bosselée et la dégradation des pneus ont influencé les stratégies, Antonelli faisant la différence grâce à une gestion efficace de ses gommes tandis que, derrière, Verstappen n’a pu récolter une 3ᵉ victoire de suite et Leclerc a confirmé la bonne tenue des évolutions des Ferrari.
Kimi Antonelli, 1ᵉʳ
Parti de la pole, l’Italien a conservé la tête au premier virage et contrôlé la course. Sa stratégie à un arrêt lui a permis de maintenir un rythme soutenu jusqu’à l’arrivée, sans être inquiété par ses poursuivants. Cette victoire renforce ses ambitions au championnat. Il lui suffira de finir 9ᵉ ou mieux ce week-end au Mexique pour être d’ores et déjà couronné, à seulement 20 ans.
Charles Leclerc, 2ᵉ
Le Monégasque a pris un excellent départ avec ses pneus tendres et dépassé Verstappen avant que le pilote Red Bull ne reprenne l’avantage. Une stratégie à deux arrêts lui a permis de disposer de pneus plus frais en fin d’épreuve. Il a alors dépassé Lando Norris, puis Verstappen, pour s’emparer de la deuxième place.
Max Verstappen, 3ᵉ
Verstappen a perdu du terrain au départ avant de remonter rapidement aux avant-postes. Sa stratégie à deux arrêts l’a maintenu dans la lutte, mais il n’a pu suivre Antonelli. Le Néerlandais a ensuite cédé face à Leclerc dans les derniers tours, ses pneus étant à l’agonie.
Lewis Hamilton, 4ᵉ
Hamilton a également effectué deux arrêts. Dans les derniers tours, il a dépassé Norris, mais n’a pu rejoindre Verstappen avant une neutralisation virtuelle provoquée par l’abandon de Bottas. Il échoue à moins d’une seconde du podium.
Lando Norris, 5ᵉ
Norris a longtemps occupé une position favorable, mais ses pneus ont perdu de leur efficacité en fin de course. Dépassé successivement par Verstappen, Leclerc et Hamilton, il a dû se contenter de la cinquième place, bien loin des performances que l’équipe McLaren affichait l’an dernier.
Isack Hadjar, 6ᵉ
En colère de ne pas parvenir à trouver les bons réglages vendredi aux essais, qualifié 3ᵉ, le jeune français a perdu des positions au départ et a dû composer avec une dégradation importante de ses pneus. Sa stratégie à un arrêt ne lui a pas permis de rivaliser avec les Ferrari et les McLaren. Il termine néanmoins dans les points mais peut légitimement être déçu.
Oscar Piastri, 7ᵉ
Le pilote McLaren n’a jamais disposé du rythme nécessaire pour remonter vers le podium. Malgré une stratégie à un arrêt, il a vu son coéquipier prendre vite l’ascendant sur lui, tout Hadjar.
George Russell, 8ᵉ
Le coéquipier d’Antonelli a vécu une course difficile, manquant de rythme pour jouer les premières places. Malgré une amélioration après son arrêt, il n’a pu dépasser Piastri et a terminé à plus de 54 secondes du vainqueur. Somme toutes, une course à oublier pour celui qui est clairement le second pilote Mercedes depuis le printemps.
Liam Lawson, 9ᵉ
Le pilote Racing Bulls a livré une course régulière, conservant sa neuvième place de départ jusqu’à l’arrivée. Sa stratégie à un arrêt lui a permis de rester devant les pilotes du milieu de peloton et de récolter deux points. Espérer viser plus haut était tout simplement impossible malgré une course sans erreur.
Pierre Gasly, 10ᵉ
Impliqué dans un contact avec Oliver Bearman en début d’épreuve, le Français a poursuivi sa course et a conservé suffisamment de rythme pour terminer dans le Top 10, offrant un point mérité à Alpine.
Nico Hülkenberg, 11ᵉ
Le pilote Audi a échoué aux portes des points malgré une stratégie à un arrêt, manquant de rythme pour rejoindre les dix premiers.
Arvid Lindblad, 12ᵉ
Pénalisé sur la grille, le pilote recrue a effectué une remontée encourageante malgré deux passages aux puits. Il termine toutefois à un tour des meneurs.
Gabriel Bortoleto, 13ᵉ
Parti dernier (pénalité pour changements de nombreux éléments moteur), le Brésilien a disputé une course discrète. Les Audi sont capables de se battre pour le Top 10 en qualifications mais régressent inexorablement en course, Grand Prix après Grand Prix.
Esteban Ocon, 14ᵉ
Le Français a réalisé un bon départ, gagnant trois places dès le premier tour. Haas lui a ensuite demandé de laisser passer son coéquipier Oliver Bearman, avant que les dommages subis par la voiture du Britannique ne compromettent sa course. Ocon a poursuivi avec une stratégie à un arrêt, mais des problèmes de sous-virage et de blocage des roues avant l’ont empêché de défendre sa position face aux Audi et à Arvid Lindblad.
Lance Stroll, 15ᵉ
Parti des puits, le pilote québécois a gagné quelques places pour terminer devant son coéquipier. Avec une Aston Martin toujours pas compétitive, faire mieux semblait impossible.
Fernando Alonso, 16ᵉ
L’Espagnol a perdu du temps après un contact avec Alex Albon et des dommages à sa voiture. Il a néanmoins rallié l’arrivée, derrière son coéquipier et furieux contre Albon.
Alex Albon 17ᵉ et Carlos Sainz 18ᵉ
Même constat pour les deux pilotes Williams : une course compliquée, marquée par des contacts au début. Ils n’ont jamais été en mesure de se battre pour les points avec une monoplace jamais performante de tout le week-end.
Sergio Pérez, 19ᵉ
Pérez a terminé dernier, à un tour du vainqueur, dans une course où, comme d’habitude, les Cadillac manquaient de rythme.
Valtteri Bottas, Franco Coplapinto et Oliver Bearman, abandon
Bottas a immobilisé sa voiture en fin d’épreuve en raison d’un problème de groupe motopropulseur. Son abandon a provoqué une neutralisation virtuelle, qui n’a pas changé la hiérarchie. Parti en fond de grille après une pénalité, Colapinto a connu une nouvelle course difficile. Des dommages à sa voiture l’ont contraint à l’abandon, sans que l’on puisse le juger responsable de l’incident. Enfin, Bearman a été pénalisé de dix secondes après son contact avec Gasly. Des dommages ont ensuite forcé son abandon. Une course à oublier pour le Britannique.
Bilan GP des États-Unis : Kimi Antonelli domine à Austin et n’est plus qu’à deux points du titre
Lundi 26 octobre 2026 par Marc CantinCrédit photo: Galeron








