Présentée ce samedi, la deuxième journée de la Classique d’automne au Circuit Mont-Tremblant s’est réveillée avec une énergie différente, plus dense, plus précise, comme si Tremblant avait décidé de passer la vitesse supérieure. Le soleil, encore bas sur les collines, glissait sur les arbres en dévoilant une colorimétrie plus mature que la veille. Le circuit semblait respirer au rythme des qualifications à venir, avec cette tension particulière des samedis où chaque tour peut redéfinir le reste du week‑end.
L’ambiance étaient nettement plus compétitive : dans les paddocks, l’atmosphère était plus vive. Les équipes, travaillaient avec une cadence plus soutenue : les échanges devenaient plus techniques, et les regards se fixaient sur les écrans de chronométrage. Tremblant entrait dans sa phase la plus exigeante, et fidèle à son caractère, imposait déjà ses défis, qui rappelle que rien n’est jamais acquis ici, même pour les habitués.
Les spectateurs, arrivés tôt et en grand nombre, ont d’emblée donné au site un air chaleureux. Sur les collines, l’anticipation était palpable : familles et passionnés vibraient au rythme des premières accélérations. On ne découvrait plus Tremblant : on l’habitait pleinement.
La matinée s’est amorcée avec les qualifications de chacune des six séries inscrites à l’événement, suivies en après-midi de la première des trois courses pour chacune d’elle. La série Super Production Challenge a débuté le programme. Qualifié en pole position, Alexandre Fortin (Nissan Z) a mené du début à la fin. Courue sans le moindre drapeau jaune, cette course a vu Fortin contrôler son avance face à Eric Hochgeschurz (BMW 328i), deuxième mais sous la menace de Guillaume Labbé (Honda Civic Type-R) durant les 30 minutes de course. Jonathan Manseau (Toyota GT86) et Charles-André Bilodeau (Ford Mustang) complètent le Top 5.
En classe Production, après que la recrue Adrien Raoult (Toyota GT86) ait réalisé une pole position record aux qualifications, la course a été marquée par la remontée de Marc-André Bourdages (Honda Civic), qui s’impose devant Raoult, Alexandre Bélanger (Hyundai Elantra N) et Zack Lalonde (Hyundai Veloster).
Après avoir qualifié séparément du peloton des deux autres classes, les voitures de classe Compact ont été jumelées au reste du peloton de SPC pour les courses. Parti premier, Patrick Desrochers (Nissan Micra) a décroché la victoire, devant Maïka Chamberland (Honda Fit). Un moment meneur, Frédéric Bernier (Nissan Micra) finit 3e. Éric Coulombe (Chevrolet Sonic) est 4e.
29 pilotes étaient en piste en SPC et ils étaient presqu’autant au départ des autres courses de l’après-midi, ce qui témoigne de la grandeur de cet événement annuel de fin de saison. La course de Formule Libre, réservée principalement aux monoplaces de F1600, a vu un doublé des monoplaces québécoises CMV, Christophe Paquet devant Didier Schraenen. Au niveau toutes-catégories, c’est cependant Serge Bourdeau qui a franchi le premier le fil d’arrivée, avec sa Formule Atlantique.
La course GT Challenge a suivi, remportée par Martin Burrowes avec sa Ferrari 296 Challenge, devant Éric Kerub (McLaren GT3), Travis Sawyer (Porsche GT3 Cup), Marc Montour (Audi R8 LMS), Kevin Moniz (Lamborghini Huracan) et Patrice Brisebois (Ferrari 458 GT3). Sport Racer Challenge (qui regroupe les prototypes Radical, qui rappelons-le sont présents cette fin de semaine pour un événement hors championnat 2026 - victoire d'Alex Tagliani devant Steven Wistuba et Hamish Miller) et les deux classes de voitures historiques, dont celle qui regroupe Richard Spénard, Claude Bourbonnais et Bertrand Godin sur Porsche 944, ont complété le programme de la journée.
Ce samedi n’avait rien de la douceur de la veille. C’était une journée de décisions, de chronos, de premières courses. Une journée où le week‑end prenait enfin sa forme, avec ce mélange d’intensité et de tradition qui fait la signature de la Classique d’automne.
Deuxième journée de la Classique d’automne au Mont-Tremblant : Alexandre Fortin de nouveau lauréat en SPC, doublé CMV en F1600
Samedi 26 septembre 2026 par Charlie-Anne LaporteCrédit photo: Stéphane Gagné






