Le Championnat FIA de Formule 2, nouvelle formule, va effectuer sa première visite au Canada en fin de semaine à titre de course de soutien au Grand Prix de F1 du Canada.
L’annulation de deux Grands Prix devant être présentés dans des pays du Golfe en début de saison a forcé les organisateurs de la Formule 2 à réviser le calendrier et d’ajouter des manches à Miami et à Montréal.
Pour situer cette série de voitures monoplaces monotypes, disons que c’est la dernière marche que doivent affronter les espoirs du sport automobile en circuits routiers afin d’accéder à la Formule 1.
Le début de ce texte spécifie “nouvelle formule”, car la F2 a eu plusieurs vies. La série est née en 1947 et permettait à des concurrents indépendants de courir en Grand Prix. En 1957, la cylindrée des moteurs permis en F2 est réduite afin de mieux marquer la différence entre les bolides de F1 et F2. Cette cylindrée est ensuite révisée à 1600cc en 1967 et à deux litres en 1972. Les monoplaces de F2 sont alors des “petites” F1.
La F2 consacre de grands pilotes qui se sont ensuite s’illustrés en F1 tels que Jacky Ickx, Ronnie Peterson, Jacques Laffite, René Arnoux, Marc Surer et plusieurs autres. Notons que Gilles Villeneuve a disputé une épreuve de F2 en Europe. C’était au Grand Prix de Pau en 1976 au volant d’une March 752-Hart engagée par l’écurie Project Four Racing de Ron Dennis.
La F2 est devenue la Formule 3000 de 1985 à 2004 et utilisait des moteurs atmosphériques de trois litres, essentiellement de bons vieux V8 Cosworth DFV devenus obsolètes en F1. Après un intermède de quatre années avec des châssis Williams et des moteurs turbo Audi, la F2 est revenue sous l’appellation GP2 de 2005 à 2016. C’est cette série qui a consacré Nico Rosberg, Lewis Hamilton, Nico Hülkenberg et Pierre Gasly.
Afin de mieux structurer l'accès à la F1, la FIA a remis au goût du jour la F2 en 2017. Les récents champions sont, entre autres, Charles Leclerc, George Russell, Oscar Piastri et Lando Norris, sans oublier les Gabriel Bortoleto, Oliver Bearman, Kimi Antonelli, Isack Hadjar et Arvid Lindblad.
La F2 qu’on verra ce week-end est une formule monotype. La monocoque, fabriquée par Dallara, est fabriquée de feuilles en fibre de carbone qui emprisonnent un nid d’abeille en aluminium. Le moteur est un V6 turbo de 3,4 litres produit par Mecachrome (un sous-traitant de Renault). Il produit la puissance de 620 chevaux à 8750 tours/minute. La boîte de vitesses est une Hewland à six rapports disposée longitudinalement. Elle est gérée par une centrale électro-magnétique Marelli actionnée par des palettes au volant.
Le freinage est assuré par des étriers monobloc Brembo à six pistons qui serrent des plaquettes en carbone contre des disques en carbone. À noter que la direction à pignon et crémaillère est dépourvue d’assistance. Le volant et ses composantes électroniques sont fabriqués par XAP.
Un bolide de F2 est très performant. Selon les organisateurs, il peut atteindre une vitesse maximale de 335 km/h (à Monza, DRS activé), peut accélérer de zéro à 100 km/h en 2”9 et de zéro à 200 km/h en 6”6.
Format du week-end
Il y aura une séance d’essais libres de 45 minutes vendredi et une séance de qualification de 30 minutes plus tard en après-midi.
Samedi sera réservé à la tenue d’une course Sprint d’une durée de 45 minutes ou d’une distance de 120 kilomètres, selon ce qui survient en premier.
La course principale se déroulera dimanche matin, avant le Grand Prix de Formule 1, et se tiendra sur 170 kilomètres ou 60 minutes, selon la première éventualité. La course principale comprend un arrêt aux puits obligatoire au cours duquel les quatre pneus doivent être changés. À moins que le pilote n'ait utilisé des pneus pluie pendant la course principale, il doit utiliser au moins un jeu de chaque type de pneus secs pendant la course principale.
Les résultats du classement final de la séance de qualifications de vendredi détermineront la grille de départ de la course principale de dimanche. La grille de départ de la course sprint de samedi sera déterminée en inversant l'ordre des 10 premiers du classement de la séance de qualifications de vendredi.
Le règlement sportif stipule que chaque pilote se voit attribué cinq trains de pneus secs Pirelli par événement (pneus durs, médiums, tendres et super tendres). Il dispose de trois trains de gommes dures et de deux trains de gomme tendre. Les pneus Pirelli sont des 18 pouces, comme en F1.
Les monoplaces de F2 sont toujours munies d’un DRS, le système de réduction de la traînée, que les pilotes peuvent activer dans les zones désignées durant les essais libres et les qualifications. Lors des deux courses, le DRS ne peut être activé que lorsqu’une voiture se trouve à moins d'une seconde de la voiture qui la précède au point de détection.
GP du Canada: Première visite de la Formule 2 au circuit Gilles-Villeneuve à Montréal
Mercredi 20 mai 2026 par René FagnanCrédit photo: FIA Formula 2







