Site officiel de Pole-Position Magazine - Le seul magazine québécois de sport automobile

www.Poleposition.ca

Site officiel de Pole-Position Magazine

18 septembre: Gagnant du GP de Monaco en 1996, Olivier Panis annonce qu’il quitte la Formule 1

18 septembre: Gagnant du GP de Monaco en 1996, Olivier Panis annonce qu’il quitte la Formule 1

Vendredi 18 septembre 2026 par René Fagnan
Crédit photo: Galeron

Crédit photo: Galeron

Le Français Olivier Panis et le Québécois Jacques Villeneuve ont été de très bons amis et ils ont passé deux saisons comme coéquipiers au sein de l’écurie de Formule 1 British American Racing en 2001 et 2002.

Panis a adoré venir passer du temps de repos au Québec, lui qui a aussi goûté à nos soins de santé à la suite de son accident survenu lors du Grand Prix du Canada à Montréal en 1997.

À ses débuts en sport automobile, Olivier Panis faisait partie de la génération des jeunes espoirs français du début des années 1990. Comme plusieurs de ses compatriotes tels Sébastien Bourdais, Érik Comas, Yannick Dalmas, Olivier Grouillard, Pierre-Henri Raphanel et Stéphane Sarrazin, il a été qualifié de “nouveau Alain Prost”.

Après avoir effectué ses débuts en karting, Panis remporte le Volant Elf en 1987 puis est sacré champion de Formule Renault en 1989, vice-champion de France de F3 en 1991 et champion de Formule 3000 en 1993.

Olivier arrive en Formule 1 en 1994 avec l’écurie Ligier non plus dirigée par son fondateur Guy Ligier, mais par Cyril de Rouvre puis par Flavio Briatore. Sa monture n’est pas des plus performantes, mais il récolte un podium en 1994 et un autre en 1995. Il réalise l’exploit de sa vie en gagnant le Grand Prix de Monaco en 1996 tenu sous la pluie.

Dans la Principauté, Panis est 14e sur la grille de départ sur sa Ligier-Mugen Honda et il pleut des cordes. Il est patient et évite habilement les nombreux pièges. Ce n’est pas le cas de ses collègues comme Michael Schumacher, Rubens Barrichello, Damon Hill, Jean Alesi, Jacques Villeneuve et Eddie Irvine qui se font piéger par la surface glissante.

Panis se retrouve donc bon premier et résiste au retour de David Coulthard sur une McLaren-Mercedes pour remporter la victoire, sa seule en F1. À la fin de la saison, Alain Prost rachète l’écurie Ligier qui devient Prost Grand Prix et Panis est reconduit comme pilote.

Tout bascule à Montréal

L’année commence de belle façon avec une troisième place au Brésil et une deuxième place à Barcelone. Avant le Grand Prix du Canada, il occupe la troisième place au classement des pilotes. Cependant, le ciel lui tombe sur la tête à Montréal. Au 51e tour de la course, sa Prost JS45-Mugen Honda s’écrase de face contre le muret en béton fort probablement après la rupture d’une pièce de suspension qui fut endommagée en frottant un autre mur plus tôt.

Le section avant de la monocoque est arrachée et Panis ne peut s’extraire du cockpit. La course est arrêtée et le Français est évacué par hélicoptère vers l’hôpital du Sacré-Coeur.

Un orthopédiste de renom, le docteur Pierre Ranger, quitte en urgence son chalet à Magog et rentre à Montréal. Panis souffre de fractures à ses tibias et péronés et il est opéré quelques heures après son accident. Cependant, les choses se compliquent un peu avec ce que Ranger diagnose comme « un syndrome des loges. C’est une augmentation de la pression dans un compartiment musculaire fermé. Si elle devient importante, elle peut nécroser les muscles et entraîner des complications majeures comme perdre l'usage de la jambe ». Ranger en discute avec Panis et ce dernier accepte d’être opéré une deuxième fois lundi. Puis, tout rentre dans l’ordre et Olivier entame sa rééducation.

Panis revient à la compétition trois mois plus tard, en pleine forme. Il quitte Prost fin 1999 et accepte le poste de pilote d’essais chez McLaren où il accroît son bagage technique. Il est engagé par Craig Pollock pour disputer deux saisons chez BAR-Honda auprès de Jacques Villeneuve. Les BAR 003 et 004 sont moyennement rapides, mais surtout très peu fiables, ce qui force les deux pilotes à abandonner trop souvent.

Il accepte ensuite le défi que lui lance l’écurie Toyota. Le Français croit qu’avec un constructeur automobile aussi majeur que Toyota, des investissements colossaux, plus de 1000 employés et une usine ultra moderne à Francfort, c’est la réussite assurée. Eh bien non. Comme ce fut le cas avec les BAR-Honda, les Toyota TF103 et TF104 sont ni vraiment rapides, ni fiables. En deux saisons et 32 Grands Prix disputés, Panis abandonne 12 fois et décroche comme meilleur résultat une cinquième place acquise à deux reprises (en Allemagne en 2003 et à Indianapolis en 2004).

Le Français accepte d’occuper le poste de pilote d’essais chez Toyota en 2005 et 2006. Mais le 18 septembre 2006, Panis annonce qu’il quitte officiellement et définitivement la F1.

Il se tourne vers l’Endurance et dispute plusieurs épreuves, dont les 24 Heures du Mans à bord d’une Courage-Oreca ainsi qu’une Peugeot 908 de l’écurie Oreca.

Panis dispute aussi le Trophée Andros de courses sur glace ainsi que le championnat de France FFSA GT.