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Du simulateur à la piste : les pilotes face au défi du Madring

Du simulateur à la piste : les pilotes face au défi du Madring

Dimanche 13 septembre 2026 par Yoline Olivier
Crédit photo: Galeron

Crédit photo: Galeron

Ce week-end, nous sommes à Madrid, au Grand Prix d’Espagne. Un nouveau circuit, une nouvelle piste à laquelle les pilotes et les ingénieurs doivent s’adapter. Pour cela, les pilotes utilisent le simulateur. Ça leur permet de se familiariser avec le circuit, de l’apprivoiser dans des conditions aussi réelles que possible afin d’arriver le plus préparés possible une fois sur place. Et c’est ce que les pilotes ont fait avant d’arriver à Madrid.

Il nous semblait donc intéressant de revenir sur quelques différences entre les simulateurs et la sensation réelle qu’un pilote ressent dans une F1 en piste. Jeudi, lors de la journée média, et vendredi, après les essais libres, la question a été posée aux pilotes. Lando Norris (McLaren) a répondu : « Même si nous effectuons des centaines de tours sur le simulateur, la réalité d’un circuit urbain offre une expérience unique, notamment en ce qui concerne la perception de la vitesse. De plus, la sensation physique de l’accélération est très différente une fois au volant, même si les simulateurs actuels sont extrêmement réalistes. » Il a notamment pris l’exemple du virage 12, La Monumental, un virage long de 550 mètres sous forme de courbe. Il a expliqué que la sensation de vitesse réelle était plus prononcée que sur simulateur.

Fernando Alonso (Aston Martin) a abordé une autre différence. Il estime qu’au simulateur, il faut environ six tours pour prendre bonne connaissance de la piste. Il en faudrait 60 de plus pour pouvoir s’approprier le tracé, trouver les bonnes trajectoires et les points de freinage. Cependant, il a tenu à clarifier un point : « Il y a une sensation différente dans le monde réel. Dans le simulateur, tu remets à zéro, tu repars de la [ligne de puits] et il ne s’est rien passé. Mais demain, si tu as un accident, c’est la fin de la journée. Donc, cette sensation de danger et cette adrénaline que l’on ressent dans une vraie voiture sont impossibles à reproduire. » Avant d’emprunter le tracé, les pilotes, grâce à leurs essais sur simulateur, ont trouvé le circuit divertissant et très technique. Cela s’est d’ailleurs confirmé après leurs premiers essais en piste. Charles Leclerc (Ferrari) déclarait à la presse : « C’était passionnant de rouler aujourd’hui sur le circuit de Madrid. C’est un circuit urbain exigeant, le genre de circuit que j’apprécie généralement, et celui-ci ne fait pas exception. » Constat similaire du côté de Franco Colapinto (Alpine) : « Le Madring est incontestablement un nouveau circuit très excitant. Nous avons passé beaucoup de temps au simulateur pour nous y préparer, donc c’était très agréable de le découvrir réellement au volant aujourd’hui. C’est clairement une piste intéressante, très rapide de bout en bout et sur laquelle il faut vraiment que tout s’imbrique à la perfection. »

La grande différence de ce week-end reste l’adhérence à la piste. Si les pilotes ont pu s’en rendre compte au simulateur, ils ne s’attendaient pas à ça. Jeudi, Fernando Alonso et Lando Norris abordaient le sujet : « [La piste évolue] depuis la FP1 jusqu’aux qualifications et à la course. En général, sur un circuit urbain, on constate une énorme amélioration. » Le Britannique, lui, argumente que le niveau d’adhérence détermine le niveau de confiance que le pilote peut avoir envers sa monoplace. Il s’agit donc d’un facteur important qu’il faudra prendre en compte ce week-end. Et d’ailleurs, Charles Leclerc l’a confirmé à la fin de ses essais libres : « J’ai été assez impressionné par l’adhérence déjà présente, sachant qu’il s’agit d’un circuit tout nouveau sur lequel il n’y a pour l’instant pas beaucoup de gommes. Je m’attends néanmoins à ce que le circuit évolue considérablement au cours du week-end. »

Évidemment, il existe d’autres différences entre un simulateur et la sensation en piste, mais pour ce nouveau circuit, c’étaient bien ces éléments principaux qui sont revenus dans les discussions. Alors, au simulateur ou en piste, une chose est sûre : le Madring, ce circuit aussi excitant que technique, donnera du fil à retordre à tous les pilotes lors de ce week-end.