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Isack Hadjar reprend sa place chez Red Bull Racing au Grand Prix d’Azerbaïdjan ce week-end

Isack Hadjar reprend sa place chez Red Bull Racing au Grand Prix d’Azerbaïdjan ce week-end

Mardi 22 septembre 2026 par Marc Cantin
Crédit photo: Galeron

Crédit photo: Galeron

Après avoir cédé son volant à Liam Lawson pour les trois derniers Grand Prix, Isack Hadjar sera de retour chez Red Bull Racing aux côtés de Max Verstappen à Bakou. Une blessure au poignet gauche lors d’un entraînement à la boxe l’a tenu écarté des circuits depuis la pause estivale de la saison de F1, lui faisant ainsi manquer les trois derniers Grands Prix, à Zandvoort, Monza et Madrid. Étonnamment, le pilote français a tout de même marqué des points durant son absence ! Cela a été rendu possible par les appels et contre-appels de la décision de pénalisé ou pas Pierre Gasly lors du dernier Grand Prix de Monaco. Finalement, le verdict est tombé et Hadjar a été replacé par la FIA en troisième position de l’épreuve monégasque, les appels interjetés contre les pénalités infligées à Pierre Gasly durant la course ayant été réinstaurées. De cet imbroglio comme la F1 est capable d’en produire, il ressort que ce podium est le second de Hadjar chez Red Bull Racing, égalant ainsi son meilleur résultat en carrière obtenu l'année dernière au Grand Prix des Pays-Bas, alors qu'il courait pour l’équipe satellite de Red Bull, Racing Bulls.

Isack Hadjar a été remplacé lors des trois derniers Grands Prix par Liam Lawson, plus calme que lors de sa précédente et très écourtée aventure chez Red Bull, début 2025. Lawson a bien fait aux Grands Prix des Pays-Bas, d’Italie et d’Espagne. Il va retrouver ce week-end à Bakou le volant de la Racing Bulls aux côtés d’Arvid Lindblad, tandis que Yuki Tsunoda reprendra sa place de remplaçant pour l’équipe.

Pourquoi la F1 a-t-elle maintenu le GP d’Azerbaïdjan ?

Tandis que l’annonce de l’annulation du Grand Prix du Qatar (prévu fin novembre) apparaît comme évidente et que celui d’Abou Dhabi sera vraisemblablement remplacé par une manche finale à Imola, voir la Formule 1 évoluer ce week-end en Azerbaïdjan, pays limitrophe de l'Iran, pose certaines questions. Rappelons que la guerre au Moyen-Orient causé des bouleversements majeurs dans le calendrier sportif international, et la Formule 1 n'y a pas fait exception. Or, le circuit urbain de Bakou, qui accueille la course samedi et non dimanche (le 27 septembre est jour férié en Azerbaïdjan et le pouvoir a réclamé de la F1 d’éviter cette date pour présenter le Grand Prix), se trouve à environ 170 kilomètres du point le plus proche de la frontière sud avec l’Iran. C’est plus proche que les circuits de Bahreïn et d’Arabie saoudite, où les courses ont été annulées au printemps, et bien sûr du Qatar et d’Abou Dhabi !

Toutefois, Bakou, contrairement à Sakhir où est basé le circuit de Bahreïn par exemple, n’a jamais été sous la menace de frappes militaires dans les problèmes politiques ayant cours au Moyen-Orient présentement. Des pays comme la Grande-Bretagne déconseillent à leurs ressortissants de se rendre à la frontière entre l’Azerbaïdjan et l’Arménie ou dans les zones ayant été touchées par des conflits armés par le passé — notamment en raison du risque lié aux mines terrestres — mais ces zones ne sont pas proches de la capitale, Bakou. Les recommandations britanniques évoquent « un risque accru de tensions régionales », mais ne mentionnent pas d’attaques iraniennes ni la nécessité de s’en mettre à l’abri, contrairement aux pays du Golfe persique.

On peut donc comprendre que l’éventualité de l’annulation du Grand Prix d’Azerbaïdjan n’ait jamais vraiment été à l’ordre du jour, malgré la proximité de ce vaste pays avec l’Iran.