Les organisateurs du Grand Prix de Trois-Rivières présentent ce week-end leur second événement annuel, dédié au Rallycross et différentes séries de soutien, parmi lesquelles une regroupant voitures 2 et 4 roues motrices aux normes du Championnat canadien des Rallyes. Parmi ces pilotes disputant ce second rendez-vous, deux d’entre eux avaient déjà pris part au premier, le GP3R 2026 il y a deux semaines. Il s’agit de Jean-François Dumoulin, qui remplace au pied levé un pilote américain s’étant blessé et évolue aux commandes d’une voiture de Rallycross FC2, et de Jacob Moreau. Ce dernier dispose d’une Subaru WRX STI de l’équipe Test Racing, une équipe avec qui le pilote trifluvien avait pris part au Rallye de Charlevoix l’an dernier.
Après avoir signé trois podiums en trois courses en Super Production Challenge lors du GP3R, Jacob Moreau découvre donc le circuit de Rallycross. Ce samedi, il a remporté la finale de la série des voitures de rallye canadien et il n’est donc plus qu’à une étape de réussir un incroyable pari : 5 courses disputées (en combinant GP3R et week-end Rallycross), 5 podiums. Il nous en parle dans cette entrevue exclusive qu’il nous a donné ce samedi...
Jacob, comment vis-tu ce second week-end après avoir brillé lors du GP3R il y a deux semaines ?
J.Moreau: c’est beaucoup d’adaptation. Sur le circuit routier, on sait qu’on dispose d’une voiture qui va coller sur la piste, on comprend vite les pneus, on peut freiner tard et amener beaucoup de vitesse avec une voiture de SPC dans les virages. Là, quand je suis arrivé avec la Subaru de rallye, c’est très différent car c’est une voiture conçue par Test Racing pour le rallye sur gravier. Donc sur la partie terre, sur l’hippodrome, ça va mais sur l’asphalte, c’est beaucoup plus difficile à faire tourner, à amener de la vitesse. Le grand défi est donc d’adapter en très peu de temps mon style de pilotage. Je pourrais comparer ça à de la boxe plutôt que de la danse ! Il faut être précis mais beaucoup plus franc dans ses manœuvres. Le reste est assez similaire avec l’événement sur le circuit routier, les murs sont proches. Le dernier élément à s’adapter est qu’à chaque fois qu’on embarque sur la piste, elle est différente en raison de la terre et la poussière amenée par les autres séries qui passent en avant de nous, ainsi que lors des multiples entretiens du circuit qui est fait pensant les pauses.
Apprécies-tu ce circuit mixte terre-asphalte ?
J’adore ! C’est différent du rallye, c’est différent du circuit routier pur. C’est un vrai mélange. En rallye, tu dois apprendre la surface au moment où tu passes, ça change d’une spéciale à l’autre. Il y a des roches qui peuvent sortir entre deux passages, il peut y avoir des trous d’eau, un chevreuil sur ton chemin et tu as aussi un co-pilote à bord qui te dicte les notes, la route. Il y a la terre et des sauts, c’est beaucoup plus physique aussi. C’est un autre défi. Ici, on a une voiture de rallye entre les mains mais avec les contraintes du circuit urbain. Il faut se battre avec le volant, j’ai des ampoules sur les mains, ce qui ne m’arrive jamais en circuit routier.
Comment t’es-tu retrouvé inscrit pour ce week-end de Rallycross ?
Ça a débuté lorsque j’ai appris que le GP3R allait organiser un week-end de Rallycross. J’ai pris l’initiative, avec mon commanditaire Platto Energy Drink, de faire une vidéo et je l’ai envoyée au DG du GP3R Dominic Fugère. Voyant sa réaction très positive, je suis allé le rencontrer et je lui ai montré ma volonté de participer à l’événement. Le but ultime était de monter sur le podium de chacune de courses disputées au total des deux week-ends. L’objectif a été atteint au GP3R avec trois podiums en trois courses de SPC. Là ça regarde bien, j’ai gagné aujourd’hui, devant Evan Kirchhoff et Stéphane Hudon, qui disposent aussi de Subaru Test Racing. J'espère en faire de même demain, mais ne vendons pas la peau de l’ours avant de l’avoir tué !
Quels sont tes prochains événements après ce week-end ?
Le malheur d’être un pilote est que tout dépend des budgets. On ne sait jamais trop à quoi s’attendre d’une année à l’autre et ce week-end, tout ce qui me restait de budget est écoulé. J’espère avoir des partenaires pour disputer d’autres rallyes et la finale de la série SPC au Mont-Tremblant fin septembre. Il faut aussi s’adapter à ce que les commanditaires veulent. Certains veulent que je roule en rallye, d’autres en circuit routier. J'aime les deux disciplines et, pour moi, peu importe tant que j’ai un volant entre les mains !
*** Pour les résultats complets de toutes les séries en piste ce week-end, cliquez ici.
Rallycross Trois-Rivières : Jacob Moreau à un podium d'un incroyable pari !
Samedi 22 août 2026 par Cynthia DoraisCrédit photo: Stéphane Gagné








