C’est en fin de semaine dernière qu’avait lieu la célèbre course de côte du Mont-Washington, Climb to the Clouds, dans l’état du New Hampshire. Épreuve mythique et fortement populaire auprès des fans de cette discipline et de rallye, elle regroupait cette année 83 compétiteurs, répartis dans une dizaine de catégories. C’est l’ancien pilote de F1 et NASCAR Scott Speed, vu ces dernières années en Rallycross, qui a remporté cette édition, toutes catégories confondues. Il pilotait une Subaru WRX "Project Midnight" sur la montée de 7,6 milles et a obtenu un temps de 5 minutes 11,89 secondes, contre 5:28.57 secondes pour Travis Pastrana, qui détenait ce record depuis 2021.
Le pilote québécois de rallye et de circuit routier, champion 2025 de Coupe Nissan Sentra, Simon Vincent participait à sa toute première montée en tant que pilote, ayant co-piloté son père Sylvain Vincent lors de l’épreuve en 2017. Nous lui avons demandé ses impressions à la suite de cette nouvelle expérience…
Simon, qu’est-ce que ça t’a fait de piloter pour la première fois lors de cet événement ?
C’est un accomplissement pour moi d’avoir fait le Mont-Washington. Mon père l’a fait en 1997 avec la camionnette (pickup) de rallye de Carl Merrill. On avait des photos de cela à la maison et j’avais des souvenirs de petit gars de cet événement là… En 2017, j’ai co-piloté mon père et on avait établi un bon temps de 7 minutes 03. On devait le refaire en 2020, ça été annulé et en 2021 il y avait encore trop de restrictions de voyage. Donc, après 9 ans, je suis finalement revenu pour y piloter. Suite à mes saisons de Coupe Sentra, je me suis senti tout de suite à l’aise. Le parcours est entièrement pavé. Pour moi, c’est comme l’épreuve ultime entre rallye et circuit routier. Quand je suis arrivé en haut, à la ligne d’arrivée, je me suis esclaffé houhhou ! Chose que je ne fais jamais après une spéciale. C’était comme une épreuve accomplie… J’ai absolument tout donné, mon objectif était de battre le temps de mon père et j’ai réussi, avec un temps de 6 minutes 51 secondes. J’étais très émotif d’avoir accompli ça, c’est quand même stressant, avec des précipices de part et d’autre quand tu y repenses après.
À part la préparation de la nouvelle voiture de rallye pour cet événement, comment toi t’es-tu préparé à faire cette épreuve ?
Je pense qu’un des secrets, et sûrement que beaucoup de pilotes de rallye vont être d’accord avec moi, c’est de regarder les enregistrements de caméra embarquée. J’ai regardé beaucoup notre montée de 2017 dans les mois qui ont précédé. J’ai dû la regarder mille fois… Ensuite, une fois arrivé sur place jeudi, la première journée, on peut faire 4 montées en reconnaissance. Vendredi et samedi, on pouvait faire le haut ou le bas de la montagne, pas plus que deux fois en essais, ce n’est vraiment pas beaucoup pour apprendre une piste. Par la suite, on avait encore d’autre temps de reconnaissance. J’ai fait aussi beaucoup de visualisation avant les parcours avec l’aide de ma conjointe Arianne qui a une formation en kinésiologie. J’ai utilisé la visualisation aussi dans la Coupe Sentra, je visualisais les départs, comment ça allait se passer.
Et comment ça s’est passé avec la nouvelle Subaru préparée par ton père Sylvain ?
Premier événement avec cette voiture-là, je pense qu’il ne peut être que fier qu’en 1, la voiture a terminé l’événement et, en 2 : son gars a bien piloté, compte-tenu en plus que la voiture 2026 est moins puissante que celle de 2017, avec une restriction plus grande pour le turbo qui réduit la puissance d’environ 7%. Je pense que ça s’est très bien passé et pour l’avenir, on va peut-être regarder vers un nouveau défi. Et pourquoi pas Pikes Peak ? En attendant, on va nous revoir très certainement au Rallye de Beauce le mois prochain, sinon au Rallye de Charlevoix fin octobre.
Mont Washington 2026 : Scott Speed inscrit un nouveau record; exploit familial pour Simon Vincent
Vendredi 14 août 2026 par Marie-Lyse TremblayCrédit photo: Clément Tavernier








