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Bilan GP de Monaco : 5 en 6 et plus de 60 points d’avance pour Antonelli... et enfin un point pour Aston Martin !

Bilan GP de Monaco : 5 en 6 et plus de 60 points d’avance pour Antonelli... et enfin un point pour Aston Martin !

Lundi 8 juin 2026 par Marc Cantin
Crédit photo: Galeron

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À seulement 19 ans et à sa deuxième saison en Formule 1, Kimi Antonelli a livré une nouvelle démonstration de maîtrise au Grand Prix de Monaco. Parti de la pole, le pilote Mercedes a mené les 78 tours de l’épreuve pour décrocher sa cinquième victoire de suite en six Grands Prix cette saison. Il est aussi devenu le plus jeune vainqueur en Principauté de Monaco, en F1.

Dès l’extinction des feux, Antonelli a imposé son rythme. Alors que l’on s’attendait à voir les Ferrari profiter de leurs turbos plus réactifs pour bondir au départ, le jeune italien a parfaitement contrôlé l’envolée et s’est rapidement donné une marge de 3 secondes sur Lewis Hamilton au premier tour. Sur ce circuit urbain temporaire de 3,337 km, le plus lent de la saison de F1, Antonelli a géré avec sang-froid une course marquée par un bitume qui s’effritait par endroits, plusieurs incidents légers et par une interruption de la course pour permettre le nettoyage et la réparation de sections de la piste, au dernier virage où Lance Stroll puis Charles Leclerc ont heurté les rails, mais, selon eux, pour des causes différentes (moteur qui réaccélère tout seul selon Stroll, freins défaillants selon Leclerc). Kimi lui, a su résister sans faillir à la pression constante d’un Hamilton menaçant lors du second départ.

Le pilote Mercedes a aussi eu la chance d’éviter les nombreux problèmes mécaniques qui ont frappé plusieurs de ses rivaux, surtout aux freins et aux moteurs trop complexes. Mais ne dit-on pas que la chance accompagne toujours les champions ? Avec désormais 66 points d’avance sur Hamilton et non plus Russell, Antonelli possède une marge confortable au sommet du championnat. Pour George Russell, qualifié sixième, c’est un Grand Prix à oublier. Un autre. Une pénalité puis une erreur de son équipe qui entraîne une seconde et voilà l’Anglais relégué 12ᵉ, soit hors des points.

La pause technique de sept semaines imposées plus tôt cette saison par l’annulation des manches de Bahreïn et Djeddah a permis aux équipes et aux motoristes d’apporter plusieurs correctifs. Les progrès étaient davantage visibles à Monaco qu’à Miami et Montréal, notamment dans la gestion de l’énergie électrique, mais plusieurs concurrents ont reconnu qu’il restait encore du travail à faire, particulièrement au niveau de la fiabilité des freins et de la gestion de l’énergie électrique. Cela s’est confirmé avec l’abandon de Max Verstappen, en panne de batterie dès le départ, et Lando Norris qui a renoncé pour les mêmes raisons au 43ᵉ tour.

Derrière Antonelli, Lewis Hamilton a confirmé le retour en forme de Ferrari en décrochant une solide deuxième place, à seulement quelques secondes du vainqueur après une relance finale de dix tours. Son coéquipier Charles Leclerc semblait également en mesure de jouer les premiers rôles avant son accident.

La troisième marche du podium aurait dû revenir à Pierre Gasly. Mais le pilote Alpine a, comme Russell et bien d’autres, subi une pénalité qui l’a repoussé au 7ᵉ rang. Gasly ne décolérait pas après l’arrivée. Il faut dire que 11 pénalités décernées pendant un Grand Prix, c’est un record. Presque toutes l’ont été pour la vitesse maximale de 60 km/h non respectée dans les puits. Peut-on imaginer 7 équipes sur 11 ainsi se tromper dans leur utilisation du limiteur de vitesse ? La 3ᵉ place est finalement revenue à Isack Hadjar. Le pilote Red Bull-Ford, qualifié cinquième, a réalisé une prestation mature malgré des soucis mécaniques en fin de course. Il a résisté jusqu’au damier aux attaques d’Oscar Piastri, quatrième après une remontée solide sur sa McLaren.

Racing Bulls a signé l’une de ses meilleures performances de la saison. Liam Lawson, victime d’une panne juste avant le départ mais réparée in extremis, a terminé cinquième. Le jeune Arvid Lindblad a impressionné avec une sixième place à l’issue d’une course sans erreur.

Williams a maximisé son potentiel avec la huitième place d’Alex Albon. Carlos Sainz, en lutte à ses côtés une bonne partie de la course, a vu ses espoirs s’envoler après une attaque ratée de Nico Hülkenberg lors de la dernière relance.

Enfin, Aston Martin a ouvert son compteur de points grâce à la dixième place de Fernando Alonso (photo ci-dessus). Les difficultés du moteur Honda demeurent toutefois préoccupantes, tellement que la FIA a accordé au motoriste plus de latitude pour accélérer son programme de développement. Quant aux autres équipes, soit Haas, Audi et Cadillac, elles ont offert en Principauté des performances honnêtes, bien loin des meneurs même si Sergio Pérez aurait mérité de marquer des points pour sa grande régularité avec sa Cadillac. Il finit 10ᵉ sur la piste mais a été reclassé 15ᵉ après, lui aussi, deux pénalités !