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31 mai : Patrick Carpentier décroche une autre pole position sur un ovale !

31 mai : Patrick Carpentier décroche une autre pole position sur un ovale !

Dimanche 31 mai 2020 par René Fagnan
Crédit photo: Archives Pole-Position Magazine

Crédit photo: Archives Pole-Position Magazine

Patrick Carpentier a réalisé sa deuxième pole position en série CART en ce jour de 1998. Pilote formé sur les circuits routiers, Carpentier était étonnamment très à l’aise sur les courts ovales aux virages relevés.

Au début de sa carrière, Patrick Carpentier a récolté plusieurs titres : Champion junior en karting quatre-temps au Québec, Champion de l’école de F2000 Spénard-David, Champion de la série Toyota Atlantique puis Recrue de l’année en série IndyCar (alors appelée CART FedEx) avec l’écurie Bettenhausen/Alumax en 1997.

L’année suivante, il est recruté par l’équipe Player’s Forsythe et devient le coéquipier de Greg Moore aux commandes d’une Reynard 98I à moteur Mercedes. En avril, Carpentier réalise la pole sur l’ovale de Nazareth au Bosch Spark Plug Grand Prix. Il réalise un tour de la piste ovale de 0,946 mille en 18”419 à la vitesse moyenne de 184,896 m/h (297,497 km/h).

Le 31 mai, comme aujourd’hui en 1998, il signe une deuxième pole position, cette fois sur le fameux Milwaukee Mile de West Allis au Wisconsin avec un chrono de 20”028, soit une vitesse moyenne de 179,748 m/h ou 289,215 km/h.

Comment se fait-il que Carpentier ait été si performant sur les ovales ? « Les gens ne le savent probablement pas, mais j’ai fait du patinage de vitesse courte piste durant toute ma jeunesse, notamment au club Montréal International » nous a expliqué Patrick.

« Ça m’a pris des années en sport automobile pour retrouver le même niveau de satisfaction dans l’action. En patins, ça se passait très vite, avec beaucoup d’action et c’était sur des petits ovales. Je crois que c’est à cause de cette expérience que je me suis bien adapté aux ovales en course automobile. J’aimais bien les circuits routiers, mais j’appréciais moins les circuits de villes. Je n’haïssais pas ces tracés, mais ce n’était pas mon fort. J'étais vraiment confortable sur les ovales. »

L’auteur de cinq victoires en séries CART et Champ Car raconte sa fabuleuse pole position à Nazareth, patrie des Andretti. « Ce fut une pole importante, car c’est encore, je le crois, le tour le plus rapide jamais effectué sur un ovale d’un mille [vérification faite, c’est exact]. Les virages 1 et 2 n’étaient pas trop intimidants, car ils étaient assez ouverts. Par contre, le virage 3 possédait une sorte de dépression qui compliquait la trajectoire. Il ne fallait manquer son coup, car sinon, ça fessait fort !

« Mon ingénieur était Lee Dykstra, un gars très expérimenté, excellent sur les ovales. Ma voiture était soudée par terre. Greg [Moore] et moi avions réalisé les deux meilleurs temps lors des qualifications. On s’est battu fort pour la pole et nous étions très proches l’un de l’autre. Ça roulait très vite. »

Quelques semaines plus tard, Carpentier a réédité son exploit en installant à nouveau sa monoplace en pole position sur l’ovale de Milwaukee. « Sur les petits ovales d’un mille, comme celui de Milwaukee, les 10 premiers étaient facilement qualifiés à l’intérieur d’une demi seconde. C’était très serré, ça se jouait au millième de seconde » nous explique Carpentier.

« Évidemment, le pilotage compte sur un ovale, mais il faut avant tout disposer d’une bonne voiture. Sans une bonne voiture, on ne peut pas réaliser une pole position. Si je me compare à Greg, j’appréciais les virages très rapides. Dans les virages rapides à Laguna Seca ou Elkhart Lake, j’étais toujours aussi vite ou plus vite que Greg. Je perdais un peu de temps dans les virages plus lents, et je n’ai jamais vraiment su pourquoi. Par contre, sur les ovales, je poussais super fort. J’étais vraiment à l’aise. »

Ironiquement, Carpentier a récolté sa première victoire en série CART en 2001 sur un... ovale ! C’était au Harrah’s 500 sur le superspeedway de deux milles du Michigan où le Québécois s’est, encore une fois, illustré en réalisant aussi le tour le plus rapide en course avec un temps de 32”547. Décidément, Patrick a toujours aimé “tourner en rond” !