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Infiniti Engineering Academy : Partie 2 - Le point de vue d'un juge !

Infiniti Engineering Academy : Partie 2 - Le point de vue d'un juge !

Lundi 12 juin 2017 par Marc Cantin
Crédit photo: Éliane Gilain

Crédit photo: Éliane Gilain

À titre de journaliste pigiste, collaborateur de Pole-Position Magazine et de RDS, ainsi que de passionné de la technologie automobile depuis un bon moment, j’ai eu l’honneur d’agir comme un des juges dans le concours Infiniti Engineering Academy décrit dans l'article précédent d'Éliane Gilain, ainsi que jeudi dernier sur poleposition.ca.

Nous avons posé des questions aux jeunes ingénieurs finalistes sur leur début de carrière, leur passion pour la course et la mécanique et jugé de leurs connaissances et facilité d’expression. Tout allait selon le protocole prescrit par Infiniti lorsqu’un journaliste a demandé au second groupe de jeunes une question que l'on peut qualifier de non prévue :  « Selon vous, l’avenir de la motorisation des voitures ira vers l’hybride ou l’électrique ? » Le groupe s’anima alors immédiatement et la réponse fut unanime : l’hybride !

L’échange était lancé. Les jeunes ingénieurs ont alors parlé de la réalité des diverses solutions pour réduire la production des gaz à effet de serre, surtout en augmentant l’efficacité thermique des moteurs « à combustion interne » comme le font les moteurs F1. Ils ont aussi parlé de l’importance d’alléger les voitures, et du côté de l’électrique, des délais en développement pour combler l’énorme désavantage en densité d’énergie des batteries par rapport aux hydrocarbures, et de l’élimination du carburant diesel encore trop polluant.

J’ai trouvé rassurant d’entendre la réalité, sans fioriture, qui sortait de la bouche de ces jeunes qui travaillent aujourd’hui aux voitures que nous roulerons dans moins de 10 ans. À la clé, le message était clair : nous devons brûler moins de carburant, et le brûler plus efficacement et proprement.

Vendredi soir, j’ai pu souper et "parler de chars" avec Tomasso Volpe, le directeur mondial des sport motorisés chez Infiniti. Il a décrit une autre activité principale de sa marque en course : leur coopération avec Renault Sport dans le développement du moteur Renault en F1, dont une nouvelle version a roulé à Montréal ce week-end, avec à la clé des résultats fort prometteur, Hülkenberg se classant dans les points (8ème) et Jolyon Palmer, traditionnelement plus lent que son coéquipeir alleamnd, 11ème.

Trois équipes techniques oeuvrent dans ce projet : une à la base F1 de Renault à Enstone (Angleterre) travaille à l’intégration du moteur dans la voiture, une deuxième équipe est au développement chez Renault à Viry (près de Paris), et une troisième travaille au Japon sur le projet Black S, une voiture sportive performante et exclusive prévue sous les 200 000 $US. Cette super voiture utilisera une technologie de recouvrenment d’énergie thermique (les gaz d’échappement) basée directement sur les moteurs de F1. Un premier turbo comprime l’air à l’admission et nourrit le moteur. Les gaz passent ensuite à un second turbo qui produit de l’électricité pour la batterie.

Ils s`attendent à une efficacité thermique (le pourcentage d’énergie potentielle du carburant qui sert à faire avancer la voiture – le reste étant perdu en chaleur, frottement et combustion inefficace) de plus de plus de 45%, comme en F1, alors que les voitures de route d’aujourd’hui tournent entre 25 et 27%. Mercedes travaille aussi sur un tel projet pour équiper une "Super Car" exclusive, qui se vendrait beaucoup plus cher cependant.