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L'IndyCar contraint d'annuler le premier Grand Prix de Boston !

L'IndyCar contraint d'annuler le premier Grand Prix de Boston !

Samedi 30 avril 2016 par Philippe Brasseur
Crédit photo: Chris Jones / IndyCar Media

Crédit photo: Chris Jones / IndyCar Media

Le tout premier Grand Prix de Boston, qui devait avoir lieu le premier week-end de septembre et mettre en vedette la série IndyCar, n'aura pas lieu. L'événement, prévu sur un circuit temporaire de 2,2 milles dans les rues de la ville, vient tout juste d'être annulé par le promoteur.

Les officiels de l'IndyCar semblent avoir été informés de la situation par l'annonce du promoteur de Boston dans les médias locaux, ce qui n'arrange évidemment pas la situation et a augmenté l'effet de surprise pour les pilotes et équipes de la série. Dans un communiqué diffusé ce matin, Mike Kitchel, le directeur des communications de l'IndyCar, mentionne : « Nous avons été mis au courant des nouvelles concernant le Grand Prix de Boston hier soir. Nous sommes évidemment déçus par ces infos vues dans les médias et nous sommes dans le processus de collecte d'informations supplémentaires pour nous permettre de comprendre mieux la situation. À ce stade-ci, il est prématuré pour IndyCar de commenter davantage la situation à Boston. Nous allons aussi évaluer les possibilités de présenter une épreuve à un autre endroit à la date prévue pour Boston ».

Tard hier, John Casey, le promoteur du Grand Prix de Boston, a déclaré que l'événement ne pouvait pas avoir lieu en raison des obstacles créés par les fonctionnaires municipaux. « La relation entre nous et la ville ne fonctionne pas » a déclaré Casey à nos confrères du Boston Globe. « C'est tout simplement intenable » a-t-il ajouté.

Mark Miles, le chef des opérations de l'IndyCar a pour sa part indiqué ce matin que, « l'IndyCar et les promoteurs cherchent maintenant un Plan B dans une autre ville du nord-est des États-Unis ». John Casey a de son côté précisé : « Pour remplacer Boston, nous avons quelques idées en tête et notamment la ville de Providence, au Rhode Island. Ils seraient disposés à organiser un événement  sans les maux de tête que nous ont donné Boston !».

John Casey a ajouté ce matin dans un communiqué : « Un événement de cette ampleur exige des autorités de la Ville et de l'État un soutien considérable. Avec la ville de Boston, des exigences importantes nous ont été présentées dès le départ du projet. Nous avons réussi à y répondre, mais les exigences les plus récentes en ce qui concerne les inondations et les questions ayant rapport aux dépenses supplémentaires non garanties par la marge de crédit ne nous ont laissé d'autre choix que d'annuler la course et regarder vers d'autres options. Les demandes de la ville étaient telles qu'il aurait été impossible de faire de ce Grand Prix de Boston un événement économiquement viable, en dépit de partenariats avec des entreprises solides et une excellente prévente de billets ». Casey a conclu : « Nous avions une équipe de plus de 50 personnes qui travaillaient à cet événement, ainsi que du personnel de la Ville et d'une agence de l'État du Massachussetts qui ont travaillé sans relâche pour trouver des solutions efficaces et viables et, malheureusement, nous sommes arrivés à une impasse ».

Les autorités de la Ville de Boston ont répondu dans un communiqué de quelques lignes, rédigé par le chef des opérations Patrick Brophy pour le maire Martin J. Walsh : « La ville de Boston sera toujours ouverte aux opportunités qui présenteront positivement la ville. Cependant, les organisateurs du Grand Prix de Boston étaient réticents ou incapables de répondre aux exigences nécessaires pour organiser un événement de cette taille. Le maire croit fermement à la protection des contribuables qui passe, entre autres, par le fait de limiter l'impact d'un tel événement sur les résidents. Nous ne sommes pas gênés d'avoir imposé des normes très élevées ».

Les restrictions de la ville étaient de plus en plus importantes après que l'opposition d'un certain nombre d'habitants du quartier de Seaport, ainsi que le groupe appelé Coalition contre l'IndyCar à Boston, ait soulevé de multiples points reliés aux préoccupations environnementales et de bruit que la course allait créer. L'impact économique et touristique que cela aurait apporté à Boston a quant à lui presque toujours été occulté par ces groupes.