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Mac Clark : 16 ans et déjà champion en monoplace !

Mac Clark : 16 ans et déjà champion en monoplace !

Mercredi 21 octobre 2020 par Marie-Lyse Tremblay
Crédit photo: Bruno Dorais

Crédit photo: Bruno Dorais

C’est l’un des très jeunes pilotes canadiens de monoplace et l’un des plus talentueux. Mackenzie Clark a commencé en karting à l’âge de 10 ans avant de faire le saut en Formule 1600 l’an dernier, à seulement 15 ans. Pour Mac, le succès a été immédiat alors que cette saison il est devenu champion de la série F1600 Toyo Tires en Ontario, en plus de remporter deux des trois courses auxquelles il a participé au Circuit Mont-Tremblant, lors de la Classique d’automne. Rencontre avec un pilote impressionnant en piste et doté déjà de beaucoup de maturité…

Mac, peux-tu nous parler de parcours en sport automobile jusqu’ici ?

« J’ai débuté au niveau régional avec un petit club, à l’âge de 10 ans, parce que je voulais voir du pays et que mon père a été assez gentil pour me permettre de voyager. Je suis ensuite passé du karting régional au niveau national et je me suis finalement rendu jusqu’aux compétitions internationales, en prenant part à des courses aux États-Unis et en Europe. L’an dernier, à 15 ans, j’ai fait le saut en monoplace en Formule 1600 et j’évolue à ce niveau depuis ce temps.»    

Tu as débuté en F1600 en 2019 avec Brian Graham Racing avant de passer chez Britain West Motorsport cette année. Pourquoi ce choix, était-ce seulement pour piloter une Mygale (châssis très utilisé dans les séries européennes de F16900) plutôt qu’une Piper ?

« Je dirais que ça a plutôt été une décision familiale et financière. L’équipe Britain West offrait un environnement plus familial, qui se rapprochait plus de mes valeurs et de celles de mon entourage. C’est une très belle équipe et je suis très heureux d’en faire partie. Ce changement d’équipe m’a aussi beaucoup motivé et je crois que les résultats cette année prouvent que c’était une bonne décision.»     

Avais-tu l’objectif de gagner le championnat F1600 Toyo Tires au début de la saison, ou ça l’est devenu avec les premiers bons résultats ?

« C’était mon objectif dès le départ je savais depuis la fin de 2019 que c’était réaliste alors je me suis concentré à atteindre ce but dès les premiers tours de piste de la saison.»

Tu es aussi venu rouler en F1600 Canada, la série québécoise, au Circuit Mont-Tremblant en fin de saison. Regrettes-tu qu’il n’y ait pas un seul championnat de Formule 1600 au Canada ?

« Oui c’est vraiment dommage que nous n’ayons pas de véritable championnat canadien. Ce serait important qu’il y en ait un. Pour ma part, mon équipe et moi roulons quand même dans les deux championnats, en Ontario et au Québec, lorsque c’est possible mais ce serait bien de pouvoir participer à un championnat unique. Je regrette aussi beaucoup que nous n’ayons pas été capable de rouler cette année au Grand Prix du Canada, ni au Grand Prix de Trois-Rivières car ce sont toujours des événements attendus avec impatience et importants pour nous, les pilotes. Mais le week-end au Circuit Mont-Tremblant m’a fait du bien. J’ai gagné et en plus j’ai vraiment bien apprécié le décor d’automne avec les couleurs, la piste et le fait de rencontrer de nouveaux compétiteurs. J’ai eu beaucoup de plaisir à Tremblant.  

Quels sont tes objectifs pour la saison 2021 : la USF2000 ou une autre série ?

« J’ai bien hâte à la saison 2021 mais pour tout dire, je n’ai pas encore de plan défini. Je vais prendre ce qui se présentera à moi. J’espère pouvoir essayer différentes voitures, de préférences des modèles rapides. J’aimerais développer encore plus mes aptitudes et continuer sur la belle lancée de 2020 mais je n’ai encore aucune idée de quelle manière ça se fera pour la saison prochaine.»

À plus long terme, quels sont tes projets en sport automobile ?

« J’en ai deux. Si je continue à piloter et que je peux en vivre, parce que c’est ma passion et mon but premier, je me contenterais de n’importe quoi avec 4 roues pour devenir pilote professionnel… Si ce n’est pas possible de continuer derrière le volant, je poursuis actuellement mes études en vue de devenir ingénieur et je souhaiterais évoluer dans le milieu du sport automobile en exerçant cette profession.»   

Crédit photo: Bruno Dorais