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Entrevue : Dominic Fugère fait le point sur le Grand Prix de Trois-Rivières !

Entrevue : Dominic Fugère fait le point sur le Grand Prix de Trois-Rivières !

Samedi 19 septembre 2020 par Eliane Gilain
Crédit photo: Marie-Lyse Tremblay

Crédit photo: Marie-Lyse Tremblay

Ce fut un été difficile pour les organisateurs d’événements de sport automobile, qui ont dû soit annuler ou bien repenser leur façon de faire en reportant leurs activités. Le Grand Prix de Trois-Rivières a été l'un des premiers événements au Québec à être annulé en avril dernier, alors que la situation mondiale se détériorait. Depuis, très peu de nouvelles ont filtré de l'organisation trifluvienne. Y aura-t-il une édition 2021 ? Des activités hivernales sur l'hippodrome ? Dominic Fugère, directeur général de l'organisation, a répondu à nos questions...

Dominic, où en est l’organisation du Grand Prix de Trois-Rivières ?
 
« Ça va très bien, nous sommes toujours au travail. Nous dévoilerons nos plans au courant de l’automne, soit à la mi-octobre ou en novembre. Les séries de courses sont très réceptives et nous sommes en contact depuis mars dernier pour finaliser des plans en vue de l'édition 2021 du Grand Prix. Certains contrats étaient sur plusieurs années alors nous avons seulement repoussé les ententes.»
 
Comment se présentera l’événement 2021 ?
 
« Le GP3R ne sera pas comme avant, c'est une quasi certitude. Ceci étant dit, si les indices laissés par les scientifiques sont vrais, alors nous nous alignons pour avoir un vaccin fonctionnel contre la Covid-19 d’ici la fin de l’année. Si tel est le cas, alors nous espérons être corrects pour le printemps et l’été. Toutefois, les gens ne perdront pas l’habitude de se laver les mains et les bonnes mesures d’hygiène.»
 
Mais sportivement, pour les fans de sport automobile, qu'en est-il ? L’événement sera de retour l’an prochain ?
 
« Oui, nous allons repenser l’événement. Nous prenons des décisions et nous nous ajustons au fur et à mesure des nouvelles procédures. Il faut étudier les scénarios différents, et nous sommes en contact avec nos fournisseurs pour trouver des solutions sécuritaires et agréables. La science évolue rapidement, il faut suivre ce que les experts disent. Il faut toutefois rester flexible et informé. »
 
Penses-tu organiser un événement sur glace cet hiver ?
 
« Ça reste une possibilité. Nous parlons aux partenaires, mais avec les frontières qui resterons fermées jusqu’à au moins novembre, et le nombre de cas qui augmente, mon optimisme n’est pas ce qu’il était. Nous prendrons une décision bientôt. »
 
Qu’avez-vous organisé le week-end dernier à l'hippodrome ?
 
« Nous avons fait un comédie-parc, concept basé sur les ciné-parcs, mais au lieu de présenter un film, ce sont des humoristes qui sont venus se produire sur une scène. C’est avec le producteur, qui est un ami d’enfance, Éric Young que nous avons mis sur pied "Ce soir on char". Nous avons mis en commun notre expertise dans l’organisation de l'événement et ses connaissances dans le monde de la comédie pour faire cet événement où les gens pouvaient venir en voiture. Nous avons accueilli 1200 voitures en deux jours. Au GP3R, nous sommes une manufacture à sourire, et la semaine dernière nous l’avons fait autrement !»
 
Comment as-tu vécu cet été 2020 sans le Grand Prix ?
 
« Je l’ai bien vécu ! Ça m’a fait drôle de rester à la maison et de ne pas travailler d’arrache-pied, j’ai même pris une semaine de congé à Toronto avec ma conjointe, durant ce qui aurait dû être la semaine avant le GP3R. Normalement je travaille 16 heures par jour à la veille de l’événement. Ceci dit, nous sommes tous très heureux d’avoir participé à "Ce soir on char" car on avait les bénévoles du GP et c’était important pour eux de contribuer de cette façon. Nous voulions garder la machine en bon état alors faire un spectacle de comédie, chose que nous ne connaissions pas, ce fut un bon défi et ça m’a réconcilié avec mon été 2020.»
 
Quel impact la pandémie a-t-elle eu sur le personnel du GP3R ?
 
« Ça nous a obligé à penser autrement, car ça a ajouté un niveau de difficulté qui nous a forcé à nous adapter. On s’est retrouvé dans nos bureaux la semaine dernière et nous avons réalisé à quel point nous nous apprécions et combien nous faisons un travail enrichissant.»