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Félix Lamy : Un Québécois au sein de l'écurie Renault Sport F1 (1ère partie)

Félix Lamy : Un Québécois au sein de l'écurie Renault Sport F1 (1ère partie)

Lundi 23 janvier 2017 par Philippe Brasseur
Crédit photo: Marie-Lyse Tremblay

Crédit photo: Marie-Lyse Tremblay

Lauréat du concours organisé par l'Infiniti Racing Academy, Félix Lamy, originaire de Gatineau, était présent à l'ouverture du Salon de l'Auto de Montréal en fin de semaine dernière, invité à rencontrer les médias et le public sur le kiosque Infiniti.
 
Dans une entrevue exclusive pour Pole-Position, il nous a raconté son parcours dans le monde du sport automobile. Un parcours déjà exceptionnel pour le jeune homme, qui l'a vu travailler au sein de l'écurie Renault Sport de Formule 1 dans ses locaux d'Enstone en Angleterre, les derniers temps. Félix Lamy, c'est un peu la preuve que l'on peut encore réussir de nos jours en sport automobile...
 

Comment es-tu arrivé à ce poste d'ingénieur travaillant en sport automobile à à peine 20 ans ?

J'ai commencé à l'âge de 12 ans à construire des karts. Je faisais les plans et la construction. J'avais reçu à cette époque un kart en cadeau de mon oncle mais il était vieux et devait être réparé donc ça m'a permis d'avoir une bonne excuse pour commencer à travailler là-dessus. J'ai fais ça pendant 2 ou 3 ans; j'ai refais mon kart, j'en ai fait un pour un ami, un autre pour un gars dans ma rue. Ensuite, à l'âge de 16 ans, je me suis porté volontaire pour l'équipe d'Alex Healy en Touring Car canadien. Je travaillais sur son Acura RSX, préposé à l'entretien des pneus pendant 1 an et demi à peu près. À ce moment-là, je savais que je voulais travailler en F1 et que c'était les étapes que je devais faire pour démontrer ma passion et ma volonté d'apprendre et réussir dans ce milieu.

Par la suite, j'ai été travailler lors des saisons 2013 et 2014 en Formule 1600, avec l'équipe Exclusive Autosport et je me suis inscris à McGill en génie mécanique. Je continuais à travailler en F1600 au niveau des suspensions, mais ce qui m'intéressais vraiment c'était l'analyse des données (data analysis). Je me suis donc concentré uniquement sur la Formule SAE à McGill pendant 2 étés complets, passés en Allemagne...

Cette dernière collaboration a vraiment permis de définir mes aptitudes. Mes premières expériences en course étaient plus manuelles, mécaniques, alors que mes années d'université ont été dédiées plus à la simulation en vue d'optimiser les paramètres de la voiture. À la fin de mes études, j'ai appliqué pour un stage chez Red Bull Racing ainsi que chez Williams mais c'était très compliqué avec les visas de travail et ces écuries choisissent habituellement des étudiants de l'Angleterre. Quand l'Infiniti Racing Academy est arrivée, ça été pour moi l'opportunité idéale. 
 

Le programme Infiniti Racing Academy envoie certains ingénieurs vers les produits de la gamme Infiniti, mais toi tu as commencé à travailler directement sur le programme Renault Sport. Comment ça se passe au quotidien ?

Ce sont de grosses journées. On parle de 10 à 12 heures par jour. Ma journée typique commence vers 8 heures. La majorité de mes journées se passent à faire du design assisté par ordinateur (CAD), à travailler sur différents projets et à assister à plusieurs réunion de production. Ce n'est pas aussi "glamour" comme travail que ce que certains croient de l'univers de la F1. Je fais les mêmes gestes que si je travaillais pour Bombardier par exemple, c'est de l'ingénierie comme dans les autres secteurs. Mais ce qui est bien de travailler en Formule 1, c'est qu'on est au coeur de la production, tout est sur place et on voit la progression directement... On voit les pièces de suspension produites sur place, on voit les mécaniciens revenir de partout dans le monde après un Grand Prix ou des essais et travailler à démonter et mettre au point les voitures. C'est cet accès là qui est vraiment remarquable et différent des autres entreprises.


Tu es là depuis novembre 2016 ? 

Oui c'est ça. J'ai vu les derniers Grand Prix et la période d'hiver. En ce moment, c'est très occupé pour la préparation de la saison 2017. 


Dans la seconde moitié de l'entrevue (en ligne dès maintenant sur poleposition.ca), Félix Lamy nous parle des ambitions de l'équipe Renault Sport pour la saison 2017 de Formule 1 et de la suite de son programme d'activités au sein de l'Infiniti Racing Academy...