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Essai routier spécial de janvier (2/4) : La Volkswagen Taos 2022

Essai routier spécial de janvier (2/4) : La Volkswagen Taos 2022

Jeudi 13 janvier 2022 par Philippe Brasseur
Crédit photo: Volkswagen Media

Crédit photo: Volkswagen Media

À une époque où tout le monde prétend se préoccuper de l’économie d’énergie et des carburants, on constate qu’il ne s’est jamais autant vendu de gros véhicules, et particulièrement les VUS. Ceux-ci se déclinent désormais dans toutes les versions possibles, dont les VUS sous-compacts, amenés bien souvent à remplacer des coupés sportifs sur certains marchés, particulièrement l’Amérique du Nord. Bonne ou mauvaise idée ? Disons qu’il y a un gros paradoxe que les adeptes du politiquement correct tenteront sans doute de défendre, mais il est clair que les VUS sont à la mode de nos jours et atteignent une clientèle beaucoup plus vaste que les berlines.

Dans ce domaine, la marque Volkswagen a désormais sur le marché nord-américain plus de VUS que de berlines et son emblématique Golf n’existe désormais plus qu’en GTI ou R de 8ème génération, les versions de base étant plus ou moins remplacées par un VUS, le Taos.

Un véhicule que nous avons essayé avec une certaine… réticence en se disant que si la volonté de VW est de faire oublier la Golf avec ce nouveau modèle, il y avait plus d’un obstacle, esthétique comme mécanique, avant d’y arriver !

Réglons d’entrée de jeu l’aspect esthétique : le Taos est loin d’avoir l’esthétique sexy d’une Golf. C’est un authentique VUS, bien carré en arrière, mais bien adapté aussi à loger de petites familles et leurs bagages. Beaucoup de bagages même car le Taos bat ses concurrents directs en matière de volume de chargement. Quant au tableau de bord, il propose une technologie visuelle très raffinée, ce qui sera tout particulièrement apprécié de la nouvelle génération de conducteurs. De plus, lors de longs trajets sur autoroute, le Taos est assez silencieux et le confort du conducteur comme des passagers excellent.

Là où le Taos nous a vraiment surpris, c’est au niveau de l’agrément de conduite : un moteur 4 cylindres de 1,5 litre turbocompressé, certes vraiment peu puissant, mais qui possède beaucoup de couple, ce qui en fait un véhicule agréable à conduire et fort maniable. La transmission semi-automatique à 7 rapports de notre modèle d’essai, muni de la traction intégrale, était aussi très précise.

Est-ce que cela sera suffisant pour faire oublier la Golf ? Le Taos se révèle moins puissant que les versions sportives de modèles de la même gamme à la fiabilité éprouvée, comme la Subaru Crosstrek, le Nissan Qashqai ou encore le Mazda CX-30, pour ne citer que ceux-là. Et il est aussi plus cher que ses rivaux directs alors que son prix de détail varie de 27 000 à plus de 40 000$ pour la version Highline, la mieux équipée mais pas plus motorisée !