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Nicholas Latifi pense avoir bien progressé depuis le début de la saison de F1

Nicholas Latifi pense avoir bien progressé depuis le début de la saison de F1

Jeudi 13 août 2020 par René Fagnan
Crédit photo: Williams F1 Team

Crédit photo: Williams F1 Team

Le pilote canadien Nicholas Latifi va participer à son sixième Grand Prix de Formule 1 à vie ce week-end sur le circuit de Catalunya situé près de Barcelone en Espagne.

Latifi, sacré vice-champion de Formule 2 l’an dernier avec l’écurie française DAMS, a connu un début de saison un peu difficile en F1 à cause de l’arrivée soudaine de la pandémie de COVID-19 qui a longuement retardé la tenue de la première épreuve et interdit tout essai.

En manque de roulage, Latifi a dû mettre les bouchées doubles afin de saisir le comportement et d’être à peu près à l’aise aux commandes de la nouvelle Williams FW43 à moteur Mercedes.

Même s’il n’a disputé que cinq courses jusqu’ici, Latifi est convaincu de s’être amélioré. « Je crois avoir effectué beaucoup de progrès depuis ma première course cette saison, que ce soit en confiance ou en contrôle de la voiture » de nous dire le pilote torontois.

« J’ai un meilleur feeling de la voiture dans les virages lents, médiums et rapides où la limite est difficile à cerner. Au début de la saison, j’avais un peu de mal à suivre le rythme en course. Lors des récentes épreuves, j’ai appris pas mal de choses en roulant dans le trafic, en suivant d’autres voitures et en me bataillant avec d’autres pilotes. Les deux courses à Silverstone ont été vraiment profitables, car j’ai pu expérimenter ce que représente de rouler constamment dans les turbulences d’une autre voiture, de placer ma voiture différemment dans une courbe afin de tenter une manœuvre de dépassement. Une voiture de F1 crée beaucoup plus de turbulences aérodynamiques néfastes qu’une monoplace de F2 ou de F3. »

Le début de saison de Latifi a toutefois été marqué par quelques tête-à-queue et des sorties de piste. « Je ne crois pas que mes tête-à-queue aient été causés par un manque de contrôle de la voiture. C’est plutôt parce que j’essayais de trouver les limites de la voiture et pour cela il fallait que je les dépasse parfois » répond-t-il.

« En essais libres, j’ai parfois intentionnellement poussé un peu trop pour cerner les limites de la Williams. Je commence à peine ma carrière en F1 et j’ai très peu d’expérience au volant de ces bolides. Toutefois, même les meilleurs pilotes effectuent des tête-à-queue, incluant des gars comme Max [Verstappen] et Sebastian [Vettel]. »

Le Grand Prix d’Espagne sera tenu sur le tracé de Barcelone qu’il connaît bien. En Formule 2, il y a signé le tour le plus rapide en course en 2018 et y a remporté une victoire en 2019. Il entrevoit cette course avec optimisme.

« C’est un tracé que je connais parfaitement, car on y effectue tellement d’essais, et pas uniquement qu’en F1, mais aussi dans les catégories inférieures » affirme-t-il. « Je connais bien les virages, les points de freinage, quels virages qui se négocient à fond, etc. Par contre, il faut bien se qualifier, car il y est un peu difficile de doubler. La voiture a évolué depuis les essais hivernaux tenus ici à Barcelone, et cela touche à pas mal tout l’ensemble de la monoplace, autant mécaniquement qu'aérodynamiquement. Je pourrai alors évaluer les améliorations apportées. »

Il précise toutefois que l’usure et la performance des pneus pourraient bien jouer un rôle primordial, comme ce fut le cas lors des deux épreuves organisées à Silverstone.

« En comparaison aux essais hivernaux tenus ici, il fait horriblement chaud et il semble bien que la météo ne changera pas de tout le week-end. Durant les essais hivernaux, il faisait froid et tout le monde testait les pneus les plus tendres pour avoir une bonne idée du potentiel de leur voiture. Les choses seront très différentes en fin de semaine.

« À cause de la chaleur qui va régner, il faudra bien gérer l’utilisation des pneus. Je ne crois pas que nous rencontrerons les mêmes soucis de pneus que nous avons connus à Silverstone simplement parce que Pirelli a abaissé la pression minimale des pneus pour Barcelone. Après avoir connu des explosions de pneus lors de la première course à Silverstone, Pirelli a, pour des raisons de sécurité, passablement augmenté la pression minimale des pneus pour la seconde course, ce qui a abaissé le niveau de performance et causé des problèmes de vibrations. Pour ce week-end, les pressions de gonflage ont été réduites, car la piste de Barcelone n’est pas aussi abrasive, possède moins de virages rapides et n’impose pas autant de stress mécanique sur les pneus. Les écuries auront certainement le choix entre effectuer un ou deux arrêts. Pas de doute possible, la gérance de cette course représente tout un défi. »