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9 avril : Bon anniversaire à Jacques Villeneuve, Champion IndyCar et de F1. Un retour sur ses débuts.

9 avril : Bon anniversaire à Jacques Villeneuve, Champion IndyCar et de F1. Un retour sur ses débuts.

Jeudi 9 avril 2020 par René Fagnan
Crédit photo: Archives Indianapolis Motor Speedway

Crédit photo: Archives Indianapolis Motor Speedway

L’histoire de Jacques Villeneuve, en gros, on la connaît tous. Il court en série IndyCar avec Player’s, gagne les 500 milles d’Indianapolis et décroche le titre de champion de la série CART en 1995, puis effectue le saut en Formule 1 en 1996 avant d’être couronné Champion du monde en 1997. Bon, ça, c’est bien connu.

En ce jour d’anniversaire où il fête ses 49 ans, attardons-nous plutôt à ses débuts, en karting puis en Formule 3 en Europe et au Japon.

Comme l’était son père Gilles, Jacques a vite été un casse-cou. Cela s’est confirmé dès l’adolescence, après la mort de Gilles, alors qu’il démontrait de formidables aptitudes en ski alpin. Mais le démon du sport automobile le guettait et il était évident que le garçon allait, tôt ou tard, s’asseoir dans une voiture de course.

Désirant surfer sur la vague Villeneuve, certains individus et magazines, essentiellement européens, en profitent alors pour permettre à Jacques de goûter aux joies des sports mécaniques. Ainsi, il effectue des essais à bord de divers karts et même d’une monoplace de Formule Fiat Abarth.

En 1986, Jacques, âgé de 15 ans, vient passer ses vacances d’été au Québec sous la supervision de son oncle. Il suit le cours de pilotage de trois jours à l’école Jim Russell du Mont-Tremblant. « Il possède un grand talent naturel pour contrôler la voiture. Si on tient compte qu’il n’a que 15 ans et qu’il n’a jamais piloté une voiture de course, je dirais qu’il est le meilleur élève que j’ai eu ici », nous avait déclaré Gilbert Pednault, l’instructeur en chef, à cette époque.

Puis, début août, il participe à sa première course de kart au circuit du Mont St-Hilaire. Il conduit un kart à moteur quatre-temps prêté par un ami de la famille. Portant un casque et une combinaison de son oncle, le jeune se débrouille fort bien, mais il est disqualifié après la finale, son moteur ayant été jugé non-conforme. Plus tard, il participe aux Championnats canadiens de karting à Sanair et sa course se termine par un tonneau, sans gravité.

L’année suivante, Jacques est de retour au pays et est inscrit au stage de mécano-pilote à l’école de pilotage Spénard-David à Shannonville en Ontario. Pour la première fois de sa vie, Jacques doit cohabiter avec d’autres adolescents (incluant Patrick Carpentier) et se salit les mains à effectuer des tâches diverses, incluant peinturer les murs des bureaux de l’école en échange de temps de piste et de courses au volant de monoplaces de F2000.

« Il [Jacques] possédait un talent naturel. Toutefois, il n’était pas motivé et était indiscipliné. C’était un enfant gâté. Il pouvait être très rapide sur quelques tours puis il sortait de piste. Il avait du sang de Gilles dans ses veines, mais il y avait beaucoup de travail à faire pour qu’il progresse » nous avait confié Richard Spénard.

Sa carrière démarre pour vrai en 1988 quand il effectue trois courses à bord d’une Alfa 33 de Groupe N en Italie. Puis, Patrick Tambay, ami proche de la famille, met la main à la pâte et convainc le cigarettier Camel de lui trouver un volant au sein de l’écurie Prema de Giorgio Piccolo et Angelo Rosin pour courir en Formule 3 italienne. Sa première saison démontre son manque d’expérience. Il rate plusieurs fois sa qualification et son meilleur résultat en course se résume à une 10e place.

Jacques dispute deux autres saisons en F3 italienne avec Prema. Il grimpe pour la première fois sur le podium le 8 juillet 1990 à Binotto, mais son classement de fin de saison est décevant. Sa saison 1991 est meilleure avec une seconde place, deux troisièmes places, deux quatrièmes places et une sixième position au championnat.

Jacques se rend toutefois compte que porter un nom aussi prestigieux lui met aussi une pression énorme sur les épaules. Il désire voler de ses propres ailes et veut se faire un prénom. Il négocie alors avec l’écurie TOM’s Toyota du Japon pour courir dans le championnat nippon de F3. Cette fois, la course automobile, c'est du sérieux.

Il émigre au Japon et s’installe dans un appartement. Il se lie d’amitié avec d’autres expatriés du sport automobile, notamment Mika Salo, Roland Ratzenberger et Eddie Irvine.

Au volant de sa TOM’s 32F à moteur Toyota, il signe deux podiums consécutifs avant de remporter sa première victoire en carrière sur le tracé de Nishi-Sendai le 14 juin. Par la suite, il récolte deux autres gains et plusieurs autres podiums pour décrocher le titre de vice-champion.

C’est sur le circuit de Suzuka qu’il revoit, complètement par hasard, son ancien prof d’éducation physique du Collège Alpin International Beau Soleil, Craig Pollock, qui devient son agent.

Au courant de l’été 1992, Jean-Claude Torchia de la firme Torchia Communications (qui possède Imperial Tobacco comme client) désire rejoindre Jacques. Il fini par contacter Pollock et lui explique que Player’s désire lui faire disputer la course de Formule Atlantique du Grand Prix de Trois-Rivières au volant d’une monoplace aux couleurs de Player’s.

La suite de l’histoire, vous la connaissez.