Site officiel de Pole-Position Magazine - Le seul magazine québécois de sport automobile

www.Poleposition.ca

Site officiel de Pole-Position Magazine
Nouvelles Twitter

NASCAR Pinty’s : Des organisateurs silencieux mais des pilotes qui espèrent encore rouler en 2020 !

NASCAR Pinty’s : Des organisateurs silencieux mais des pilotes qui espèrent encore rouler en 2020 !

Mercredi 17 juin 2020 par Eliane Gilain
Crédit photo: Mélanie Drolet

Crédit photo: Mélanie Drolet

Bien que le déconfinement provincial, et canadien, ait été mis en branle, les officiels de la série NASCAR Pinty’s tardent à annoncer leur calendrier, ou même à donner la moindre nouvelle quant à une éventuelle ébauche.

Malgré cette totale absence de communication publique de la série, les pilotes qui prévoient rouler cette saison et à qui nous avons parlé au cours des derniers mois gardent espoir de retourner en piste... quelque part dans l'été ! En Ontario seulement, pour des courses sur ovale seulement ? Selon le vice-champion 2019 Kevin Lacroix, il se pourrait que la série fasse un mini-championnat de 6 courses, ce qui vient corroborer ce qu'avait affirmé Alex Tagliani il y a quelques semaines.

Les rumeurs à l’effet que la série songe à n'évoluer qu'en Ontario, à l'image de ce qu'ont déjà décidé les organisateurs du Championnat canadien des Voitures de tourisme (CTCC) pour leur série, apparaissent donc fondées. Cependant, Élie Arseneau, le directeur du Circuit ICAR à Mirabel, demeure confiant de pouvoir présenter son événement des 12-13 septembre prochains et mettant en vedette la série canadienne de NASCAR, sur le petit tracé : « à date ICAR est toujours sur le calendrier. Nous sommes prêts à les recevoir en septembre et nous espérons pouvoir ouvrir nos portes aux fans ». Cela serait assurément une excellente nouvelle pour les amaturs de circuits routier, du Québec et de NASCAR si cela se concrétisait.

Élie avoue toutefois : « j’ai reçu plusieurs appels de pilotes québécois qui souhaitent une épreuve à ICAR pour qu’ils puissent représenter leurs commanditaires locaux. Toutefois, nous n’avons pas de nouvelles du côté de NASCAR ». Décevant que les organisateurs de la série ne travaillent pas avec les propriétaires de piste, comme on le voit dans la plupart des autres séries, sur la refonte du calendrier 2020.

Pour Kevin Lacroix, la tenue d’événements en Ontario représente un lot de complications : « en Ontario, les événements ont repris, et sans nouvelles de NASCAR, les pistes ont réservé leurs week-ends à des séries locales. Je pense qu’il sera donc difficile de trouver du temps pour la NASCAR Pinty’s, mais pas impossible !». Ajoutons que la série réclame des budgets importants aux pistes désireuses de présenter la Pinty's, un élément qui sera sans doute à revoir car aucun promoteur local ne tient à payer le plein tarif cette année, sans garantie de remplir les estrades ni de liste des inscrits digne des années précédentes.

Pilote québécois, qui plus est résident de la rive-nord de Montréal, Lacroix fait partie de ces pilotes qui souhaitent rouler à ICAR en septembre : « je mets de la pression pour que nous fassions le petit tracé à ICAR, et la série est très réceptive, ils vont analyser cela ». Le pilote de l'équipe Lacroix Motorsports se dit par ailleurs chanceux de ne pas avoir perdu ses commanditaires, ce qui n’est pas le cas de tout le monde dans la série, plusieurs pilotes ayant perdu tout ou en partie leurs leur source de financement pour la saison. Kevin souhaite tout de même pouvoir représenter ses commanditaires au Québec, tout comme en Ontario.  

Tous les pilotes à qui nous avons parlé au cours des derniers mois ont un sujet commun : la préoccupation liée à la présence de leurs commanditaires. Cette éventuelle "pénurie" de partenaires commerciaux en sport automobile pourrait-elle provoquer une baisse des coûts dans des séries comme la NASCAR Pinty's ? Seul le temps nous le dira bien entendu, mais chose certaine, les responsables de séries qui seront en mesure de contrôler voire baisser les coûts d eleur championnat envers les pilotes, les équipes et même les promoteurs locaux seront les grands gagnants à moyen terme. Ceux qui ne pourront ou ne voudront s'adapter n'auront sans doute pas autant de chance...