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Essai Hyundai Veloster N : Un bijou à l’état brut

Essai Hyundai Veloster N : Un bijou à l’état brut

Jeudi 13 juin 2019 par Eliane Gilain
Crédit photo: Hyundai Media

Crédit photo: Hyundai Media

Après vous avoir proposé le mois dernier l'essai de la Hyundai veloster, notre essai routier cette semaine est la très convoitée Hyundai Veloster 2019... version N ! Loin d'être une simple évolution du modèle de base, on parle ici d'une véritable voiture sportive, dont on retrouve pluisieurs exemplaires dans les championnats TCR à travers le monde.

Hyundai a réussi avec la veloster à se forger une place dans la catégorie des "Hot Hatch", c’est-à-dire, des voitures à hayon performantes. La Veloster N vient rejoindre les Volkswagen GTI et R, et même s’immiscer entre les deux modèles si l'on parle performance et prix. En effet, avec un prix débutant à 34 999$, la Veloster N offre plus que le modèle GTI du concurrent allemand.
 
Avec ses 275 chevaux produits par un moteur 2 litres turbocompressé de 4 cylindres, cette petite bête affiche également 260 livres-pied de couple. Avec la N, Hyundai a tenté de cibler le marché bien précis des amateurs de performance en n’offrant la voiture qu’avec une boîte manuelle. On regrettera toutefois l'absence d'une boîte double embrayage type DSG avec palettes au volant qui aurait rapproché un peu plus encore la N de route à la TCR de course.
 
Toutefois, cette boîte manuelle à 6 rapports offre des ratios quasi-parfaits, et le couple est très intéressant lorsque les révolutions sont hautes. La N est une traction avant qui possède un différentiel autobloquant et une suspension et direction adaptative, comme ses rivales. Ce qui rend la voiture drôlement agréable à conduire, on le découvre en courbe avec un excellent équilibre, le tout suivi d'une accélération que l'on peut quelifier de précise et dynamique.
 
La Veloster N, développée sur la fameuse Nordschleife (la boucle nord ou grand circuit du Nürburgring, si vous préférez), fait bien plus qu'apporter la possibilité d'une conduite sportive au conducteur, qui a le choix entre trois modes : Normal, N ou Éco. Vous aurez deviné que le mode Éco est destiné à être utilisé... dans un bouchon de circulation uniquement, ou presque ! À l'opposé, le mode N lui, que l'on peut activer à même le volant grâce à un bouton sur lequel apparaît le design d'un drapeau à damier, met toutes les fonctions au niveau le plus performant et vous avez alors entre les mains un véritable bolide de course.
 
Toutefois, nous ne pouvons que bous invitez à choisir le mode Normal pour la majorité des routes du Québec et ses multiples nids de poule. le mode Normal vous propose alors une conduite confortable puisque la suspension devient plus molle.

Si l’agrément de conduite n’est pas à taire, le seul véritable bémol de cette voiture réside dans l’habitacle. En effet, la N donne l’impression d’être... incomplète ! Avec un tel moteur sous le capot et un tel plaisir de conduite, on s’attend à avoir une touche de luxe dans le tableau de bord et dans les finitions, mais ce n’est pas le cas. Ceci dit, Hyundai offre un rapport qualité/prix presqu'impossible à battre.
 
Avec la Veloster N, c’est la première fois que la compagnie sud-coréenne se donne la peine de faire une voiture strictement de performance pour la route de tous les jours. Mais n'oublions pas pour autant l'ultime version de la N, la version de course… En effet, la Hyundai Veloster N TCR est la nouvelle version de la Hyundai i30 N TCR présentée une année plus tôt. La Veloster N TCR développe 350 chevaux et, tel qu'indiqué plus haut, est munie d'une transmission séquentielle.
 
En 2018, Bryan Herta Autosport remportait le championnat Pirelli World Challenge dans les catégories manufacturier et équipe avec une Hyundai Veloster N. Cette saison, l’écurie évolue en IMSA Michelin Pilot Challenge où elle a célébré sa première victoire au mois de mai, à Mid-Ohio. Le Canadien Mark Wilkins et l'Américain Michael Lewis ont ainsi offert à Hyundai un premier podium en IMSA, tandis que Mason Filippi et Harry Gottsacker terminaient au 7ème rang de la même épreuve, sur la seconde voiture de l’écurie.
 
La saison se poursuit au circuit de Watkins Glen, le 29 juin, avant la seule halte canadienne du Michelin Pilot Challenge, au Canadian Tire Motorsport Park (Mosport), le 6 juillet.