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Kurt Wittmer, le champion 2019 de série SPC vise... les 24 Heures de Daytona, ou du Mans !

Kurt Wittmer, le champion 2019 de série SPC vise... les 24 Heures de Daytona, ou du Mans !

Mercredi 11 décembre 2019 par Eliane Gilain
Crédit photo: Marie-Lyse Tremblay

Crédit photo: Marie-Lyse Tremblay

Le Super Production Challenge (SPC) a assurément été parmi les séries ayant connu le plus de succès en 2019 au pays. Outre plusieurs nouveaux protagonistes, la série a vu les vétérans briller en piste, à l'image de Jacques Gravel, Yves Bédard, Marc Héroux, Yves Legris en classe Compact, Alain lauzière en classe Production, et bien d'autres.
 
Toutefois, c'est un jeune pilote, à l,expérience dans la série déjà importante, qui est venu une fois encore bouleverser l’ordre établi : Kurt Wittmer. Champion toutes-catégories une première fois en 2018, il a récidivé cette année. Ce n’était toutefois pas gagné d’avance pour le pilote de l’écurie Honda Ste-Rose, lui qui a dû attendre l'événement final, en octobre au Circuit ICAR, pour être assuré du titre.
 
Comme en 2018 au volant d'une Honda Accord V6 Coupé, Kurt a gagné pas moins de 5 des 15 courses au programme. Il dresse évidemment un bilan somme tout positif de ses efforts : « La saison a bien débuté à Calabogie. Je courais contre de bons pilotes ontariens comme Eric Hochgeschurz, en plus des adversdaires québécois déjà connus dans la série. J’étais un peu nerveux, mais ça s'ets tout de même très bien déroulé avec une victoire lors de la seconde manche ».

Lors de l’épreuve suivante, à Shannonville, il était en territoire connu : « j’adore la piste, je savais que ça allait bien se passer là-bas. J’ai de nouveau gagné une des trois épreuves ». Toutefois, Kurt avoue avoir aussi une première inattendue sur le circuit ontarien : « mon premier accrochage en course automobile ! J’ai jeurté quelqu’un » avoue-t-il.
 
De retour en sol québécois, Wittmer était quelque peu nerveux face à son compétiteur principal Jacques Gravel, qui partait favori en juillet sur le tracé de l’ancien aéroport de Mirabel (ICAR), puis en août au GP3R. Mais Kurt n'en a rien laissé paraître et ces deux rendez-vous se sont révélés décisifs dans sa quête de sa seconde couronne : « À ICAR, j’ai terminé deuxième à deux reprises. J’étais nerveux en vue du Grand Prix de Trois-Rivières parce que son auto allait très bien et que je débutais sur ce tracé. Mon but était de toujours récolter des points lors des épreuves, mais en fin de compte Trois-Rivières a vraiment très bien été pour moi avec une victoire dans l'une des trois coruses au programme ».
 
Kurt revient sur le GP3R pour souligner que s'il débutait, c'était loin d'être le cas de ses frères, tous ayant roulé vant lui à cet événement. Son apprentissage fut tout de même rudimentaire : « J’ai eu droit à un tour de cart de golf par Nick qui m’expliquait les lignes et c’est tout.  Lors des essais, j’ai eu un problème avec l’une de mes roues alors j’ai seulement eu 5 minutes en piste, sans qualifications puisque nous n’en avions pas. Les pilotes vétérans m’ont dépassé assez vite lors de la 1ère course, mais au fil des tours, j’ai pris confiance et n'ai eu aucun souci avec les murs le long de la piste. J’ai remporté la deuxième épreuve, mais j’ai eu un abandon à la troisième course. J’ai quand même eu la montre donnée aux vainqueurs du Grand Prix de Trois-Rivières. Tous les frères Wittmer avons gagné cet événement désormais ! »
 
Lors de la finale à ICAR, Kurt avait une bonne avance au sommet du championnat, mais redoutait Jacques Gravel qui demeurait en deuxième position et encore capable de lui ravir le titre. « Il fallait absolument que je termine en arrière de Jacques pour remporter le titre, mais je savais qu’il allait être fort sur ce tracé.» Hélas, le duel n'a pas eu lieu et Kurt avoue qu’il a gagné le championnat d’une manière qu’il n’aime pas : « Jacques n’a pas pu prendre le départ des deux courses en raison d'un bris mécanique, alors automatiquement ça m’a donné le titre. Toutefois, je ne le savais pas lors de la première course et j’ai tout donné. J'étais ben tête du championnat avant ce rendez-vous, je n'ai pas récolté ce titre à cause de ses problèmes, je peux tout de même fier de moi » mentionne Kurt.

Pour l’an prochain, Kurt Wittmer espère ouvrir ses horizons et courir dans l'une des séries de l'organisation SRO World Challenge. « Nous travaillons avec une écurie en classe TCA pour courir soit en Subaru ou en Honda. J’aimerais retourner en Honda car je connais bien la voiture. En Subaru, ça serait le même volant que mon frère Nick a eu en 2019 » nous indique Kurt. Ce n’est toutefois pas que la classe TCA qui l'intéresse puisqu’il regarde également la classe TC. « Les nouvelles BMW M240 ont l’air intéressantes. Je planifie faire la première épreuve au Circuit des Amériques (Texas) et ensuite la deuxième à St-Petersburg (Floride), après cela on verra si je suis dans les points pour me battre pour le titre ou non » précise-t-il.
 
Toutefois, Wittmer envisage également un retour dans la série SPC au Québec, ou bien louer l’une des voitures de l’écurie familiale. « On essaye de voir si quelqu’un veut louer les Honda Civic. La Honda Accord est réservée pour moi, mais si ça va bien en World Challenge alors on va essayer de la louer également ».  Si Kurt se rend en World Challenge pour la saison 2020, nous pourrions peut-être voir les quatre frères québécois dans la même série. Évidemment, les plans de Kuno, déjà assuré de rouler en IMSA (voir sa chronique dans l'édition présentement en kiosque du magazine Pole-Position), Karl et Nick restent à être confirmés dans cette organisation pour la saison prochaine.
 
Plus tôt dans l'année, Kurt et Kuno avaient exprimé le désir, lors d’une conversation anodine, de former une équipe avec ses trois frères d'évoluer un jour aux 24 Heures du Mans. « Mon but en course automobile est d’aller en GT3, je veux suivre Kuno, Nick et Karl… Et mon bul ultime est de faire une course d’Endurance tous les quatre ensembles. Les 24 Heures du Mans c’est un rêve, mais les 24 Heures de Daytona seraient tout aussi amusantes. Et ça serait une première de voir les quatre frères dans la même voiture au Mans » conclut-il. Assurément, ce serait un très bel accomplissement pour les frères Wittmer et pour le sport automobile québécois !