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40 ans de Renault en F1 : Partie 2 - Les 4 champions du monde (années 1990 + vidéo)

40 ans de Renault en F1 : Partie 2 - Les 4 champions du monde (années 1990 + vidéo)

Dimanche 16 juillet 2017 par Philippe Brasseur
Crédit photo: Archives Pole-Position

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Après les débuts en 1977, les premiers succès dans les années 1980, la décennie 1990 sera marquée par les titres mondiaux du moteur Renault. Année par année, revivez ces deux décennies...

1990

Le moteur RS2 s'intègre encore mieux dans le châssis Williams FW13B, grâce à une réduction de ses dimensions de 4,8 cm en longueur et de 1,5 cm en hauteur. Il est également plus léger de 2 kg et la distribution passe désormais par une cascade de pignons et non plus des courroies crantées. Malgré ces améliorations, la saison est difficile pour Patrese et Boutsen car derrière les McLaren-Honda deux autres équipes, Ferrari et Benetton-Ford, ont beaucoup progressé.

1991

Chez Williams, Nigel Mansell remplace Thierry Boutsen, parti chez Ligier qui utilise aussi le moteur Renault, au volant des FW14. Encore des améliorations sur le moteur Renault, le RS3, est encore plus bas de 1,4 cm et encore plus léger de 2kg que le RS2. Depuis le RS1, la puissance est passée de 650 à 700ch, pour un régime de 12500 tr/min. Williams-Renault regagne la 2ème place du classement des constructeurs à quelques encablures de McLaren-Honda. Mansell se classe 2ème derrière Senna grâce à cinq victoires tandis que Patrese en emporte deux.

1992

Un très grand cru. Une saison fastueuse pour Williams et Renault, avec le mariage du châssis FW14B et les moteurs RS3C et RS4. La Williams est un bijou de technologie avec sa suspension active et sa boite de vitesses à commande semi-automatique. Le moteur RS4, inchangé dans ses dimensions par rapport au RS3, développe 750ch à près de 13000 tr/m. Le fidèle Patrese engrange une victoire, mais Mansell en accumule neuf et devient champion du monde en Hongrie, le 11ème des seize Grand Prix de la saison. Williams-Renault réalise le doublé au championnat du monde des constructeurs. Renault Sport motorise également les Ligier pilotées par Érik Comas et Thierry Boutsen.

1993

Une seconde très grande année chez Williams-Renault avec l'arrivée du triple champion du monde Alain Prost. Dix ans plus tard, Prost renoue avec Renault. Très élaboré, le châssis Williams FW15C emporte encore plus de technologies électroniques et informatiques que l'année précédente, Prost le qualifie de "véritable petit Airbus". Le moteur RS5 délivre 770ch à 13600 t/m. Il motorise cette année encore les Ligier, pilotées par Martin Brundle et Mark Blundell. Prost emporte sept victoires qui lui confèrent son 4ème titre mondial, son équipier Damon Hill, qui a remplacé Mansell parti en IndyCar, en obtient trois pour sa part. Les pilotes Williams montent 22 fois sur le podium.

1994

L'année terrible. Pourtant, Damon Hill termine à la 2ème place du championnat du monde, un point derrière Michael Schumacher. Il totalise six victoires au volant des Williams FW16 et 16B, motorisées par le Renault RS6 qui frôle les 14500 t/m en régime maxi. Mais le monde entier pense à Ayrton Senna qui s'est tué sur le circuit d'Imola lors du Grand Prix de Saint-Marin. Senna a signé ses trois ultimes pole positions avec Williams-Renault. Après une période de deuil, Senna est remplacé par David Coulthard, puis Nigel Mansell qui remporte une ultime victoire pour Williams-Renault en Australie. Une victoire sans joie, il en va quelquefois ainsi en F1. Avec Ligier-Renault, les Français Éric Bernard et Olivier Panis marquent treize points.

1995
 
Le règlement de la F1 change : la cylindrée des moteurs est réduite à 3 litres, consommation et ravitaillements libres. Le premier 3 litres a tourné au banc à Viry-Châtillon le 25 novembre 1994. Le moteur Renault devient un must. Il domine tous les autres, qui ont pour nom Ferrari, Mercedes, Honda, Peugeot, ou Ford. Aussi, dans le clan Williams, on doit accepter de le partager avec une autre écurie, et non la moindre, celle du champion du monde en titre Michael Schumacher, qui court pour Benetton. Champion avec Benetton-Ford en 1994, Schumacher le devient en 1995 avec la Benetton B195 et le moteur Renault RS7, plus léger, mais qui développe la même puissance que son prédécesseur. C'est un exploit, et il va dominer la saison avec les B195 et les Williams F17 et 17B. Sur dix-sept Grand prix, Schumacher en remporte neuf et son équipier Johnny Herbert, un. Sur les Williams, Damon s'approprie quatre victoires, et David Coulthard, une. Seul, Jean Alesi a sauvé une victoire pour Ferrari... Schumacher, Hill, Coulthard, Herbert, c'est l'ordre de tête du classement mondial. Benetton-Renault, devance Williams-Renault au classement des constructeurs.

1996

Beaucoup de changement dans les équipes motorisées par Renault : chez Williams, Damon Hill a un nouvel équipier, Jacques Villeneuve, chez Benetton Schumacher et Herbert sont remplacés par deux des figures les plus populaires de la F1, Jean Alesi et Gerhard Berger. Châssis FW18 pour Williams, B 196 pour Benetton, moteur Renault RS8, toujours en V à 67°, allégé de 3,5 kg, et qui développe 760 ch à 14500 t/m. Les Williams opèrent une véritable razzia en emportant douze victoires sur 16 épreuves. Damon Hill est champion du monde avec huit victoires, Villeneuve en acquiert quatre pour ses débuts en F1. Chez Benetton, Alesi est 4ème au classement mondial, Berger, 6ème. Williams-Renault effectue un doublé victorieux au championnat du monde des pilotes, et gagne le championnat du monde des Constructeurs de F1.

1997

Changement de pilote chez Williams-Renault, Heinz-Harald Frentzen remplace Hill, parti dans la modeste écurie Arrows, au côté de Villeneuve. Pas de changement chez Benetton. Châssis FW19 pour Williams, B197 pour Benetton. La principale nouveauté provient de Renault Sport avec un RS9 tout à fait nouveau. L'angle du V des 10 cylindres passe à 71°, le moteur est plus bas de 2,5cm et surtout il gagne 11 kg sur son poids, désormais de 121 kg. Une vraie performance technique. Il développe 760 ch à 14600 t/m. Villeneuve gagne 7 courses et décroche le titre mondial au dernier Grand prix, au terme d'un duel pour le moins musclé avec le pilote Ferrari Michael Schumacher (voir vidéo ci-dessous), Frentzen s'impose une fois seulement, les Williams-Renault s'adjuge également le championnat Constructeurs et Benetton-Renault termine à la 3ème place au classement mondial.

1998

C'est une équipe Renault aux sentiments mitigés qui laisse le circuit de Jerez au soir du dernier Grand Prix de 1997. Villeneuve, Williams et Renault sont champions du monde mais Renault a déjà annoncé son retrait de la F1 pour les saisons à venir. Cependant, comment laisser au musée un moteur aussi fringant que le RS9 ? Partenaire de Renault de longue date, le groupe industriel Mécachrome reprend le RS9 sous son nom propre. Il motorise les Williams FW20 de Villeneuve et Frentzen. Ce même RS9 porte également le nom de Playlife sur les Benetton B198 de Giancarlo Fisichella et Alexander Wurz, mais ces deux expériences n'apportent aucune victoire... Renault Sport pour sa part expérimente la seconde cellule de veille de son histoire.

1999

Nouvelle appellation pour le RS 9 qui, de Mécachrome, devient Supertec, et nouvelle saison sans grands résultats malgré une participation accrue avec trois équipes : Benetton-Playlife B199 pour les mêmes pilotes que l'an passé, Williams-Supertec FW21 pour Ralf Schumacher et Alessandro Zanardi, et BAR-Supertec pour Jacques Villeneuve et Ricardo Zonta.