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Angleterre, Autriche, USA... Le parcours de Karim-Philip Antaki, un ingénieur québécois
Publié le vendredi 12 janvier 2018 par Eliane Gilain

Angleterre, Autriche, USA... Le parcours de Karim-Philip Antaki, un ingénieur québécois | PolePosition.ca
Photo: collection privée Karim-Philip Antaki
Depuis son adolescence, Karim-Philip Antaki est passionné de course automobile. Après avoir débuté en rallye à 18 ans, il a vu sa carrière prendre une ampleur internationale. Si l’on fait un survol rapide de ses accomplissements, il a touché au marketing, à la gestion, à la direction technique de séries, pour finalement se rendre en ingénierie pour une équipe prisée. « J’ai commencé à travailler professionnellement en sport automobile en 2008 avec Chag Autosport. En 2010, j’ai commencé à m’occuper des moteurs comme ingénieur pour Yvan Turcotte Racing en série canadienne de Tourisme. Ensuite, j’ai été chez Lachute Performance où j’ai travaillé sur plusieurs projets Porsche, BMW, etc. Ça m’a amené, comme Marc-André Côté, en 2015 à faire une maîtrise en Advanced Motorsport Engieneering à l’Université de Cranfield en Angleterre » nous raconte Karim-Philip.

Il précise : « Et après les deux premiers mois là-bas, les gens de Nismo Grande-Bretagne m’ont approché pour que je travaille au sein de leur équipe officielle, JRM, comme ingénieur. À ce moment, j’ai commencé à travailler sur leur programme en World Challenge aux États-Unis. J’étais alors le résident ingénieur de chez Nissan/Nismo en World Challenge avec l’équipe Always Evolving Motorsport de Toronto ».

Fait cocasse, il est le premier étudiant non-ingénieur à avoir gradué de l’université Cranfield avec une maîtrise en ingénierie ! En plus de son programme déjà surchargé en sport automobile, Karim-Philip est désormais professeur invité à Cranfield pour donner le cours dans lequel il a gradué en 2016.

Son travail ne s’arrête pas là. En plus de voyager aux États-Unis et en Angleterre, Karim-Philip Antaki a obtenu un contrat en Autriche avec nul autre que Red Bull pour la restauration de vieilles Formule 1 de l'équipe Sauber (commanditées par Red Bull à l’époque). « On vient d’ailleurs de terminer la voiture de Heinz-Harald Frentzen  de 1995 » nous mentionne-t-il.

Humble, mais conscient de ses réussites et de ses connaissances, lorsqu’il est de passage au Québec il aime redonner au sport automobile d’ici. « J’aide l’équipe Jukebox Racing de Mark Gawronski en CTCC ainsi que TRC de Jérimy Daniel avec leur Porsche.»

Bien que Karim-Philip ait touché à beaucoup de choses durant sa carrière qui est loin d’être terminée, il ne peut choisir une discipline favorite expliquant que, « je n’ai pas de préférence spécifique, mais c’est d’être capable d’appliquer certaines théories d’une série à l’autre ».

La vie d’un ingénieur de course n’est pas toujours facile, en voyageant autant il est parfois difficile de s’établir et de mener une vie stable. Ayant pris l’avion 87 fois l’année dernière, Karim-Philip souhaite ralentir ses activités et concentrer ses énergies à un seul endroit; « si j’avais un choix à faire, j’aimerais me concentrer sur des programmes de GT3 et même GT4 » conclut-il.




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